Un nul terne dans le classique casablancais
Le très attendu derby casablancais entre le Raja et le Wydad s’est soldé, mercredi soir, par un score nul et vierge (0-0) au complexe Mohammed V. Si le choc de la 5e journée de la Botola Pro Inwi D1 promettait de raviver la passion et la rivalité historique entre les deux clubs phares de la métropole, le spectacle a, une fois encore, trouvé son essence dans les tribunes plutôt que sur la pelouse.
Un match disputé mais sans éclat
Sous les yeux de milliers de supporters et de figures du football national, dont Hakim Ziyech présent dans les gradins, le duel s’est transformé en un combat tactique, plus physique qu’inspiré. Le Raja, privé de son capitaine Badr Banoune blessé à l’échauffement, a su préserver sa solidité défensive, tandis que le Wydad a manqué de justesse dans le dernier geste.
Malgré une intensité constante au milieu de terrain, les occasions franches se sont faites rares : une tête manquée de Hannouri à la 65e minute et une parade décisive du gardien Lahrar en toute fin de match ont résumé les rares émotions sur le rectangle vert. Après plus de dix minutes de temps additionnel, l’arbitre a mis un terme à une rencontre sans vainqueur ni saveur.
Un spectacle total en tribunes
Si la pelouse a manqué d’éclat, les gradins ont offert un véritable festival. Les supporters des deux camps ont rivalisé de créativité à travers des tifos spectaculaires, des chants entonnés sans relâche et des animations pyrotechniques impressionnantes.
La ferveur était telle que l’arbitre a dû interrompre le jeu à deux reprises en seconde période, la fumée des fumigènes rendant la visibilité quasi nulle. Dans une ambiance électrique mais globalement maîtrisée, les supporters ont rappelé, une fois encore, que le derby casablancais reste avant tout une affaire de passion et d’identité.
Classement : statu quo en tête de la Botola
Sur le plan comptable, ce nul maintient le Raja à la deuxième place, à égalité avec le Moghreb de Fès (12 points), tandis que le Wydad glisse à la quatrième position, devancé par l’AS FAR victorieuse du Hassania d’Agadir (3-0). Les Rouges disposent toutefois d’un match en retard, tout comme les Militaires.
Au-delà du score, ce derby conforte une vérité bien connue : à Casablanca, le cœur du football marocain bat autant dans les tribunes que sur le terrain.




