Une découverte scientifique ouvre l’espoir contre les effets secondaires de la chimiothérapie

El azhar Bennouna Sanaa31 octobre 2025Dernière mise à jour :
Une découverte scientifique ouvre l’espoir contre les effets secondaires de la chimiothérapie

Une molécule identifiée par le CNRS pourrait prévenir les neuropathies périphériques liées aux traitements anticancéreux

Des chercheurs français ont identifié une molécule capable de prévenir l’apparition de neuropathies périphériques, l’un des effets secondaires les plus douloureux et invalidants de la chimiothérapie. Publiée dans la revue Science Advances, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour des millions de patients dans le monde.


Un espoir face à un fléau silencieux

Les neuropathies périphériques, souvent décrites comme des brûlures, picotements ou douleurs persistantes dans les membres, constituent une complication fréquente de la chimiothérapie.
Elles touchent jusqu’à 80 % des patients et persistent chez près d’un quart d’entre eux, obligeant parfois à réduire, voire interrompre, le traitement anticancéreux.

À ce jour, aucun traitement curatif n’existe. Les options actuelles se limitent à la gestion de la douleur, laissant les malades dans un quotidien souvent marqué par une perte de mobilité et une altération de la qualité de vie. C’est dans ce contexte que l’équipe du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a mené une étude novatrice.


Une molécule qui protège les cellules nerveuses

Les chercheurs ont découvert une molécule capable de stimuler la production d’un composé essentiel à la fabrication d’énergie cellulaire, élément clé pour la survie et la résistance des cellules nerveuses.
Cette action permettrait aux nerfs de mieux résister aux agressions provoquées par des agents chimiothérapeutiques puissants, tels que le paclitaxel, largement utilisé dans le traitement de nombreux cancers, dont celui du sein.

Testée sur des cultures cellulaires humaines et sur des rongeurs, cette molécule a démontré une réduction significative des symptômes douloureux, tout en préservant l’efficacité antitumorale des traitements.
Autrement dit, elle pourrait protéger les patients sans compromettre la lutte contre la tumeur – un équilibre jusque-là difficile à atteindre.


Une avancée qui résonne au-delà des laboratoires

Cette découverte intervient alors que le combat contre le cancer reste une priorité mondiale.
Au Maroc, par exemple, près de 13.000 femmes sont diagnostiquées chaque année avec un cancer du sein, et environ 4.000 en décèdent, selon les associations de lutte contre le cancer.
La possibilité de réduire la souffrance liée aux traitements serait donc une avancée humaine et médicale considérable, améliorant le parcours thérapeutique et la qualité de vie des malades.

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