À la COP30, le Royaume plaide pour la consolidation du Partenariat de Marrakech comme socle de l’action climatique multilatérale.
Lors de la COP30 à Belém, le Maroc a tenu à réaffirmer la portée durable de la COP22 dans l’architecture mondiale de l’action climatique. Le Royaume a appelé à renforcer le Partenariat de Marrakech, conçu pour ancrer l’action climatique dans des politiques publiques cohérentes et intégrées, au-delà du seul registre environnemental.
Le Maroc met en avant l’héritage fondateur de la COP22
Mercredi à Belém, la délégation marocaine a souligné que la COP22, tenue à Marrakech en 2016, a laissé une empreinte déterminante dans la façon dont la communauté internationale conçoit l’action climatique.
Bouzekri Razi, directeur du Climat et de la Diversité biologique au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, a rappelé que cette conférence avait instauré une vision globale, articulant climat, développement économique et cohésion sociale.
Selon lui, « de Marrakech à Belém, le Maroc a défendu un modèle d’intégration systémique des politiques, veillant à ce que l’action climatique ne soit pas considérée comme un silo environnemental, mais comme un pilier central de la planification nationale du développement ».
Le Partenariat de Marrakech, un cadre à consolider
Le Maroc a plaidé pour une consolidation et une revitalisation du Partenariat de Marrakech pour l’action climatique mondiale. Ce mécanisme, créé pour coordonner les initiatives non étatiques – collectivités, entreprises, ONG, institutions financières – est aujourd’hui perçu comme un levier essentiel pour transformer les engagements en actions concrètes.
Pour Rabat, son renforcement est indispensable pour maintenir la dynamique mondiale, surtout dans un contexte où les impacts climatiques s’aggravent et où l’écart se creuse entre les besoins des pays en développement et les financements disponibles.
Un appel à une coopération plus cohérente et inclusive
L’intervention marocaine à Belém met également en lumière la nécessité d’une coopération internationale plus cohérente. Le Royaume insiste sur une architecture climatique qui ne se limite pas aux négociations intergouvernementales, mais qui mobilise toutes les parties prenantes.
Cette approche intégrée rejoint les priorités nationales du Maroc, qui déploie des politiques combinant transition énergétique, adaptation aux impacts climatiques et développement territorial durable.
Perspectives : une diplomatie climatique marocaine toujours active
En repositionnant le Partenariat de Marrakech au cœur du débat, le Maroc confirme son ambition de rester un acteur moteur dans la diplomatie climatique.
La feuille de route présentée à la COP30 esquisse une vision où les engagements internationaux ne prennent sens que s’ils s’inscrivent durablement dans les stratégies nationales, territoriales et sectorielles.
À l’heure où la planète se dirige vers un réchauffement supérieur à 2 °C, cet appel à une intégration plus profonde des politiques climatiques résonne comme un avertissement, mais aussi comme une invitation à réinventer l’action multilatérale.




