Milan–Cortina 2026 : l’allumage de la flamme olympique déplacé au musée d’Olympie en raison des intempéries

El azhar Bennouna Sanaa25 novembre 2025Dernière mise à jour :
Milan–Cortina 2026 : l’allumage de la flamme olympique déplacé au musée d’Olympie en raison des intempéries

Les conditions climatiques perturbent le rituel traditionnel, mais la cérémonie conserve toute sa portée symbolique avant le début du relais olympique.


La flamme des Jeux olympiques d’hiver de Milan–Cortina 2026 sera allumée ce mercredi non pas au pied du temple d’Héra, comme le veut la tradition, mais à l’intérieur du musée archéologique d’Olympie en Grèce. Une décision exceptionnelle dictée par les conditions météorologiques défavorables, sans pour autant altérer le caractère historique et solennel de l’événement.


Une cérémonie déplacée mais fidèle à l’esprit olympique

Habituellement, l’allumage de la flamme se déroule parmi les ruines du temple d’Héra, où des actrices incarnant les prêtresses utilisent les rayons du soleil concentrés dans un miroir concave pour embraser la torche.
Cette année, les fortes pluies annoncées ont obligé les organisateurs à transférer la cérémonie au musée archéologique d’Olympie, un lieu prestigieux abritant des chefs-d’œuvre de la sculpture grecque classique, dont le célèbre Hermès tenant l’enfant Dionysos du sculpteur Praxitèle.

Malgré ce changement, le rituel conserve son aura : le feu symbolique partira bel et bien de la terre qui a vu naître la tradition olympique.


Un premier porteur grec, entre héritage et modernité

Pour lancer le relais en Grèce, c’est l’aviron qui sera mis à l’honneur. Le premier porteur de la flamme sera Petros Gaidatzis, médaillé de bronze aux Jeux de Paris 2024.
Cette désignation fait suite au forfait du skieur gréco-américain AJ Ginnis, blessé à l’entraînement.

La cérémonie verra également la participation de figures emblématiques des sports d’hiver, telles que l’Italienne Stefania Belmondo, ancienne championne de ski de fond, et l’Autrichien Armin Zöggeler, légende de la luge.


Un relais symbolique entre la Grèce et l’Italie

Après la cérémonie de remise au stade panathénaïque d’Athènes, le 4 décembre, la flamme prendra la direction de Rome.
Elle entamera un périple de 63 jours et 12 000 kilomètres, traversant les grandes villes italiennes et même le site archéologique de Pompéi, avant de rejoindre les Alpes pour l’ouverture des JO d’hiver, prévue du 6 au 22 février 2026.

Cette édition sera la troisième organisée en Italie, avec une répartition géographique des épreuves :

  • sports de glace à Milan,

  • ski alpin à Bormio et Cortina,

  • biathlon à Antholz,

  • ski nordique à Val di Fiemme,

  • freestyle et snowboard à Livigno.


Une course contre le climat : la neige artificielle au cœur de la préparation

Face à la diminution progressive du manteau neigeux dans les Alpes italiennes — réduit de moitié en un siècle selon les études —, les organisateurs anticipent en planifiant la production de 2,4 millions de m³ de neige artificielle.
Cette opération nécessitera près de 948 000 m³ d’eau, illustrant l’importance des enjeux climatiques et la complexité logistique d’un événement d’une telle ampleur.

Ce recours massif à la neige artificielle souligne un défi majeur : maintenir la compétitivité et la sécurité des épreuves tout en cherchant un équilibre avec les impératifs environnementaux.


Un prélude chargé de symboles pour des Jeux en mutation

Le déplacement exceptionnel de la cérémonie rappelle la vulnérabilité des grands événements face aux dérèglements climatiques, tout en renforçant l’importance de s’adapter sans renoncer aux traditions.
À l’approche de Milan–Cortina 2026, la flamme olympique apparaît ainsi comme un pont entre héritage antique, innovation moderne et défis globaux.

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