L’armée israélienne a annoncé, lundi 5 janvier, son intention de mener des frappes aériennes imminentes contre des infrastructures appartenant au Hezbollah libanais et au Hamas, situées sur le territoire libanais.
Des ordres d’évacuation ont été diffusés à l’intention des habitants de quatre localités. « Rester à proximité des bâtiments signalés vous met en danger », a averti le porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe, le colonel Avichay Adraee, dans deux messages publiés sur le réseau X, accompagnés de cartes indiquant les zones visées dans l’est et le sud du Liban.
Les localités concernées sont Kfar Hatta et Anane dans le sud du pays, ainsi qu’Al-Manara et Ain al-Tiné dans l’est.
Frappes malgré le cessez-le-feu
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur fin novembre 2024 après plus d’un an d’affrontements, l’armée israélienne poursuit régulièrement ses opérations militaires au Liban. Elle affirme cibler principalement le Hezbollah, allié de l’Iran, et plus ponctuellement le Hamas.
Selon un bilan établi par l’AFP à partir des chiffres du ministère libanais de la Santé, au moins 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis la mise en place du cessez-le-feu.
Pressions sur Beyrouth
Sous pression des États-Unis et face à l’intensification des frappes israéliennes, les autorités libanaises se sont engagées à désarmer le Hezbollah, sorti affaibli du conflit. L’armée libanaise avait annoncé son intention de démanteler, d’ici la fin de l’année 2025, les infrastructures militaires du mouvement situées entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à environ 30 kilomètres au nord.
Israël estime toutefois que les efforts entrepris par Beyrouth restent « insuffisants ».
Une réunion du gouvernement libanais est prévue jeudi pour faire le point sur la situation sécuritaire. Une autre rencontre du comité international de surveillance du cessez-le-feu, réunissant le Liban, Israël, les États-Unis, la France et l’ONU, doit également se tenir dans le courant de la semaine.




