Le général Horta N’Tam prend le pouvoir et Umaro Sissoco Embalo trouve refuge à Brazzaville
Une semaine après le coup d’État militaire en Guinée-Bissau, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) intensifie ses efforts diplomatiques pour stabiliser le pays. Le président déchu, Umaro Sissoco Embalo, s’est réfugié à Brazzaville, tandis que les nouvelles autorités militaires revendiquent une transition d’un an.
Une mission de la Cédéao à Bissau
Dirigée par le président en exercice de l’institution sous-régionale, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, la délégation de la Cédéao est arrivée à Bissau ce lundi pour rencontrer les nouvelles autorités militaires.
L’objectif principal est d’évaluer la situation politique et militaire et de préparer les décisions qui seront adoptées lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement, prévu le 14 décembre.
Les enjeux pour la Cédéao
Mathias Hounkpé, responsable de l’Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique, souligne que la Cédéao a connu ces dernières années un affaiblissement dans la gestion des interruptions démocratiques dans la sous-région.
Il estime que la priorité est d’amener les militaires à reconnaître les résultats électoraux déjà proclamés, puisque le processus électoral était achevé et qu’aucune irrégularité n’a été relevée par les putschistes.




