À Madrid, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, souligne le rôle central que peut jouer la coopération bilatérale dans le rapprochement entre les deux continents.
Lors du forum économique maroco-espagnol à Madrid, Aziz Akhannouch a mis en avant la portée stratégique du partenariat entre Rabat et Madrid. À la veille de la 13ᵉ session de la Réunion de haut niveau entre les deux pays, le chef du gouvernement a évoqué une opportunité singulière : faire du duo Maroc–Espagne un moteur du lien entre l’Afrique et l’Europe, notamment à travers l’énergie, l’industrie et la mobilité économique.
Une vision commune pour un pont euro-africain
Dans son intervention, Akhannouch a souligné que la convergence des intérêts entre les deux pays n’est plus simplement bilatérale : elle s’inscrit désormais dans un cadre continental. Selon lui, le Maroc et l’Espagne disposent d’atouts complémentaires permettant d’impulser une dynamique nouvelle entre l’Europe et l’Afrique.
L’Espagne, a-t-il rappelé, est une puissance industrielle et un leader européen des énergies renouvelables, tandis que le Maroc s’impose progressivement comme un carrefour africain, une plateforme d’exportation vers l’Europe et un futur fournisseur majeur d’énergie verte. Cette complémentarité ouvre la voie à des projets conjoints d’envergure, notamment dans les domaines énergétique, logistique et industriel.
L’énergie verte, un levier stratégique
Le chef du gouvernement a insisté sur le rôle clé que peut jouer la transition énergétique dans cette coopération renouvelée. Le Maroc, engagé dans une stratégie ambitieuse autour de l’hydrogène vert et des énergies renouvelables, voit dans l’Espagne un partenaire naturel pour développer des corridors énergétiques et consolider une chaîne de valeur commune.
Pour Madrid comme pour Rabat, la sécurisation des approvisionnements, la diversification énergétique et la compétitivité industrielle constituent des enjeux partagés. Cette convergence rend possible un partenariat structurant pour les deux rives de la Méditerranée.
Une dynamique renforcée par le dialogue politique
Les propos d’Akhannouch interviennent quelques heures avant l’ouverture de la 13ᵉ Réunion de haut niveau entre les deux pays, un rendez-vous majeur destiné à approfondir la coopération bilatérale. Cette session devrait déboucher sur de nouveaux accords dans des secteurs clés, consolidant ainsi les bases d’une relation déjà marquée par une forte interdépendance économique et humaine.
Le moment est jugé propice : la stabilité diplomatique retrouvée entre Rabat et Madrid favorise un agenda ambitieux et tourné vers l’avenir.
Une trajectoire tournée vers l’avenir
L’analyse prospective de cette nouvelle phase maroco-espagnole laisse entrevoir un partenariat appelé à dépasser la seule logique bilatérale. Si les initiatives annoncées se concrétisent, elles pourraient redessiner les contours de la coopération euro-africaine, faisant du Maroc et de l’Espagne des acteurs pivots dans la transition énergétique, la mobilité économique et la connectivité entre les continents.
À l’heure où l’Afrique gagne en centralité dans les équilibres mondiaux, la relation entre Rabat et Madrid pourrait bien devenir un modèle de coopération pragmatique et durable.




