À l’occasion de la 7ᵉ session du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains à Fès, le chef religieux ivoirien met en lumière la vision royale en faveur d’un islam éclairé et unifié sur le continent.
En marge de l’ouverture de la septième session ordinaire du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains, le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques de Côte d’Ivoire, le cheikh Ousmane Diakité, a exprimé sa profonde gratitude à Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a souligné la portée stratégique de l’accompagnement royal aux savants africains, un soutien qui permet aujourd’hui la construction d’un discours religieux cohérent, moderne et capable de répondre aux défis du continent.
Un hommage appuyé à la vision royale
Dans une déclaration à l’Agence marocaine de presse, le cheikh Ousmane Diakité a mis en exergue « la bienveillance royale » qui entoure les oulémas africains. Grâce à l’initiative de Sa Majesté le Roi, la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains est devenue un espace de concertation essentiel, favorisant la rencontre des savants de 48 pays africains autour d’enjeux religieux communs.
Selon le responsable ivoirien, cette dynamique permet aujourd’hui de « rapprocher les points de vue » et de renforcer une coopération savante devenue indispensable dans un contexte mondial marqué par les dérives extrémistes et les tensions identitaires.
Vers un discours religieux modernisé et adapté aux réalités actuelles
Le cheikh Diakité a insisté sur l’importance du travail collectif conduit au sein de la Fondation, affirmant que les échanges réguliers entre les savants africains constituent une base solide pour « produire un discours religieux clair, contemporain et à l’écoute des besoins actuels des sociétés africaines ».
Il a également plaidé pour « la modernisation du discours religieux » et la nécessité de multiplier les efforts visant à contrer toute forme de radicalisation, mettant en valeur le rôle essentiel des institutions religieuses dans le maintien de la paix sociale et de la cohésion spirituelle.
Un programme de travail structuré pour la septième session
Organisée sur trois jours à Fès, et tenue sous l’autorité d’Amir Al-Mouminine, la septième session du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains se penche sur trois axes majeurs :
-
La révision et la mise à jour de la stratégie de diffusion religieuse au sein des différentes branches nationales de la Fondation.
-
La préparation d’un programme commémoratif d’envergure à l’occasion des quinze siècles de la naissance du Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction soient sur lui).
-
Le renforcement du déploiement annuel des programmes permanents de la Fondation dans les pays membres.
Les travaux aboutiront à un communiqué final regroupant les recommandations, les priorités et les lignes directrices pour l’année à venir, afin d’amplifier la présence de la Fondation et consolider son rôle dans la préservation de l’islam modéré et de la sécurité spirituelle en Afrique.
Analyse prospective : un leadership religieux africain structuré autour de Rabat
L’essor de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains confirme l’émergence d’un leadership religieux continental fondé sur trois piliers : la coopération, la formation et l’harmonisation du discours religieux.
Dans les années à venir, cette dynamique devrait contribuer au renforcement d’un espace africain stable, où l’autorité religieuse se structure autour d’une vision pragmatique et éclairée.
Cette orientation répond non seulement aux besoins croissants de lutte contre les discours extrémistes, mais également aux attentes des jeunes générations en quête d’un islam ancré dans l’époque, fidèle à ses fondamentaux et porteur de paix.
Au regard des enjeux sécuritaires et sociaux qui traversent de nombreux pays africains, le rôle fédérateur du Maroc pourrait s’intensifier, faisant de cette plateforme un instrument d’influence spirituelle et intellectuelle durable.




