Séoul déploie des chasseurs F-35A pour surveiller des manœuvres conjointes de Moscou et Pékin en mer de Chine orientale
La Corée du Sud a déclenché mardi 9 décembre 2025 une alerte aérienne après avoir détecté sept avions russes et deux chinois pénétrant dans sa zone d’identification de défense aérienne (ADIZ). Si aucun appareil n’a violé l’espace aérien sud-coréen, la manœuvre illustre la montée en tension dans la région face aux exercices militaires conjoints de Pékin et Moscou.
Une intrusion repérée, pas d’incursion dans l’espace aérien
Selon l’état-major interarmées sud-coréen, les avions russes et chinois ont été détectés avant même d’entrer dans la zone ADIZ, une zone plus large que l’espace aérien national, destinée à anticiper toute menace. Les appareils y ont pénétré à plusieurs reprises avant de se retirer au bout d’une heure. Aucun n’a enfreint l’espace aérien sud-coréen proprement dit.
Une tendance récurrente depuis 2019
Séoul rappelle que Pékin et Moscou ont régulièrement envoyé des avions dans sa zone de défense aérienne depuis 2019. Le précédent incident similaire, survenu en novembre 2024, avait impliqué cinq appareils chinois et six russes. La coopération militaire sino-russe s’est intensifiée depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie début 2022, accentuant la vigilance des pays riverains et des alliés régionaux.
Une région sous haute tension
Ces incursions, bien que non agressives au sens strict, mettent en lumière la fragilité de la sécurité aérienne en Asie de l’Est. La Corée du Sud, alliée des États-Unis, demeure particulièrement attentive aux manœuvres conjointes de puissances étrangères dans sa zone stratégique.
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