Machines industrielles et électroménagers sous le coup du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières
Pour soutenir l’industrie européenne et éviter les délocalisations, la Commission européenne propose d’étendre sa taxe carbone aux frontières (MACF) à de nouveaux produits, allant des machines industrielles lourdes aux appareils électroménagers comme les machines à laver et les réfrigérateurs-congélateurs. Cette mesure vise à garantir une concurrence équitable face aux importations venues de pays aux normes climatiques moins strictes.
Une extension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières
Initialement appliqué à l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’électricité et l’hydrogène, le MACF (CBAM en anglais) vise à imposer aux importations un prix du carbone similaire à celui payé par les entreprises européennes. Entré en phase de test en 2023 et pleinement opérationnel à partir de 2026, le mécanisme sera désormais étendu à 180 produits à forte teneur en acier et aluminium, incluant à la fois des machines industrielles spécialisées et des équipements ménagers.
L’objectif est double : éviter les délocalisations et offrir des garanties aux filières européennes de l’acier et de l’aluminium, déjà fragilisées par la concurrence internationale.
Une demande forte des industriels
Selon le commissaire européen en charge de la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné, cette réforme répond à une demande des industriels européens, qui réclament depuis longtemps un traitement équitable face aux concurrents étrangers, notamment ceux qui bénéficient de réglementations climatiques moins strictes.
En garantissant une taxation carbone similaire pour les importations, l’UE cherche à protéger les entreprises locales tout en incitant les producteurs étrangers à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Un fonds pour soutenir la décarbonation
Parallèlement, la Commission prévoit d’utiliser un quart des recettes du MACF en 2026 et 2027 pour constituer un Fonds temporaire pour la décarbonation, destiné à aider les producteurs européens à réduire leur empreinte carbone et à moderniser leurs équipements.
Les propositions doivent encore être examinées par les États membres et le Parlement européen, avant d’entrer pleinement en vigueur.
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