Une recharge exceptionnelle qui sécurise l’approvisionnement en eau potable et en irrigation dans les zones montagneuses
Le barrage d’Ahl Souss, situé à la commune d’Aït Amzal dans la province d’Ashtouka Aït Baha, enregistre une hausse remarquable de ses réserves hydriques suite aux récentes précipitations. Cette progression, qui porte le niveau du réservoir à près de 5 millions de mètres cubes, marque une nette amélioration après des mois de déficit et permettra de répondre aux besoins en eau potable de plusieurs communes de la région.
Un remplissage quasi complet après un début de saison difficile
À la fin du mois de novembre dernier, le niveau du barrage ne dépassait pas 7 % de sa capacité totale. Les pluies récentes ont toutefois permis d’atteindre un taux de remplissage proche de 100 %, offrant un soulagement significatif aux populations locales et aux agriculteurs. Cette situation témoigne de l’impact direct des conditions climatiques sur la gestion des ressources hydriques et sur la sécurité alimentaire de la région.
Des projets structurants pour l’eau potable
Au-delà de l’accumulation naturelle, plusieurs projets ont été lancés pour renforcer l’approvisionnement en eau potable des zones montagneuses. La fourniture en eau potable des communes de Tiskadelt et Halala, depuis la station de traitement associée au barrage d’Ahl Souss, constitue un chantier clé bénéficiant d’un investissement de 100 millions de dirhams.
Par ailleurs, la station de traitement a récemment été agrandie pour accroître sa capacité, un projet financé à hauteur de 27 millions de dirhams par le Bureau National de l’Eau Potable, dans le cadre d’un ensemble de projets visant à garantir un accès durable à l’eau pour les habitants de la région.
Soutien à l’agriculture et au développement local
Le barrage joue également un rôle crucial pour l’agriculture locale. Les autorités ont réservé une partie de ses eaux pour l’irrigation de 280 hectares, un projet mené par le ministère de l’Agriculture et des Eaux et Forêts. L’objectif est de soutenir la culture pluviale, de promouvoir la plantation d’arbres fruitiers — notamment oliviers et cactus — et de renforcer les activités économiques génératrices de revenus pour les coopératives locales.
Cette approche intégrée, combinant alimentation en eau potable et irrigation, illustre une vision prospective de la gestion des ressources hydriques, visant à renforcer la résilience des communautés face aux périodes de sécheresse et à favoriser un développement économique durable.




