Un encadrement des tarifs pour préserver le pouvoir d’achat et assurer la stabilité du marché
Dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés des matières premières et la vigilance accrue autour du pouvoir d’achat, le gouvernement a décidé d’encadrer le prix du sucre destiné à la consommation domestique. Fixé à 5,14 dirhams le kilogramme, ce tarif réglementé vise à garantir la stabilité des prix et à protéger les consommateurs, tout en tenant compte des différents formats de commercialisation.
Un prix de référence pour le sucre cristallisé
Selon le décret publié au Bulletin officiel, le prix du sucre cristallisé destiné à la consommation des ménages est désormais fixé à 5,14 dirhams le kilogramme. Ce tarif concerne aussi bien les pains de sucre emballés en sachets ou en boîtes en carton que les cubes de sucre regroupés en paquets de cinq kilogrammes.
La mesure est entrée en vigueur le 1er janvier, consacrant ainsi un cadre réglementaire clair pour un produit de large consommation, au cœur du panier alimentaire des ménages marocains.
Des prix différenciés selon les formats d’emballage
Le décret, signé par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, introduit également une modulation des prix pour le sucre granulé en fonction des quantités et des formats d’emballage. Les grandes quantités bénéficient de tarifs réduits, une disposition qui vise à encourager l’achat en volume et à optimiser les coûts de distribution.
Cette approche graduée permet de concilier accessibilité pour les consommateurs finaux et rationalisation économique pour les circuits de commercialisation.
Un outil de régulation face aux fluctuations du marché
L’encadrement du prix du sucre s’inscrit dans une politique plus large de régulation des produits de première nécessité. Face aux fluctuations des marchés internationaux et aux pressions inflationnistes, l’État renforce son rôle de stabilisateur afin d’éviter des hausses brutales susceptibles d’affecter les ménages, en particulier les plus vulnérables.
En fixant un prix plafond, le gouvernement entend également prévenir les pratiques spéculatives et garantir une certaine visibilité aux acteurs de la filière.
Protéger le consommateur tout en assurant l’équilibre du secteur
Au-delà de la protection du pouvoir d’achat, cette décision vise à préserver l’équilibre économique de la filière sucrière, en tenant compte des coûts de production, de transformation et de distribution. L’objectif affiché est de maintenir un approvisionnement régulier du marché national, sans rupture ni distorsion excessive des prix.
Dans un contexte économique encore marqué par des incertitudes, la fixation du prix du sucre apparaît ainsi comme un instrument de régulation pragmatique, au service de la stabilité sociale et économique.




