La justice tranche définitivement pour les principaux accusés du crime de 2019 à Marrakech
La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a rendu, ce lundi à la mi-journée, son verdict dans l’affaire très médiatisée du crime du café « La Crème » à Marrakech. La juridiction a confirmé la peine capitale à l’encontre des deux principaux accusés, tout en révisant à la baisse les condamnations prononcées contre plusieurs autres mis en cause.
Confirmation de la peine maximale
La Cour a maintenu la peine de mort contre Gabriel I. et Shardion J., considérés comme les principaux auteurs de cette attaque criminelle survenue en 2019. Cette décision confirme le jugement rendu en première instance, marquant la fermeté de la justice face à un crime qualifié d’une extrême gravité.
Peines allégées pour les autres accusés
En revanche, la juridiction d’appel a procédé à une révision partielle des peines infligées à d’autres protagonistes du dossier :
-
Jamal T. a été condamné à neuf ans de prison, contre dix ans initialement.
-
Son frère, Abdel Nasser T., a écopé de huit ans, au lieu de dix.
-
Le propriétaire du café « La Crème » a vu sa peine ramenée de quinze à dix ans de prison.
-
Enfin, Mohamed F. a été condamné à cinq ans de prison ferme, au lieu de huit.
Ces réajustements traduisent l’appréciation différenciée du degré d’implication de chaque accusé.
Rappel d’un dossier judiciaire complexe
Pour mémoire, la chambre criminelle près la Cour d’appel de Marrakech avait déjà confirmé, en janvier 2023, le jugement de première instance rendu en juillet 2019, condamnant les deux accusés néerlandais à la peine capitale.
Les faits reprochés couvrent un large éventail d’infractions graves, notamment l’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, la tentative d’homicide, le port illégal d’armes à feu, la constitution de bande criminelle, ainsi que des infractions connexes liées aux stupéfiants, à l’alcool, à la destruction de biens publics et au refus d’obtempérer.
Analyse : un signal judiciaire fort
La confirmation de la peine capitale pour les principaux accusés envoie un signal fort de dissuasion face à la criminalité organisée et violente. Elle réaffirme la détermination de l’appareil judiciaire à traiter avec la plus grande rigueur les crimes portant gravement atteinte à la sécurité publique, tout en maintenant une individualisation des peines pour les complices et acteurs secondaires.




