Un nouvel accord signé à Addis-Abeba
Le Maroc et l’Union des Comores franchissent une nouvelle étape dans leur coopération bilatérale. En marge de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, tenue à Addis-Abeba, les deux pays ont signé un accord portant sur l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service.
Le document a été paraphé par Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, et son homologue comorien Mbae Mohamed.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations politiques et institutionnelles entre Rabat et Moroni, dans un contexte africain marqué par une volonté accrue d’intégration et de coopération Sud-Sud.
Des modalités claires et encadrées
L’accord prévoit que les titulaires de passeports diplomatiques ou de service, valables au moins six mois, pourront entrer, séjourner, sortir ou transiter sur le territoire de l’autre État sans visa.
La durée autorisée est fixée à 90 jours maximum sur une période de 180 jours, calculée à partir de la première entrée.
Par ailleurs, les membres des missions diplomatiques et consulaires accréditées, ainsi que les membres de leur famille faisant partie du ménage et détenteurs des mêmes types de passeports, bénéficieront de cette exemption pendant toute la durée de leur accréditation.
Il s’agit donc d’un dispositif ciblé, destiné à fluidifier les échanges officiels et à faciliter le travail des représentants des deux pays.
Un signal politique dans le cadre africain
La signature de cet accord intervient à un moment stratégique, à la veille du 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.
Au-delà de sa portée administrative, cette décision traduit une volonté commune de renforcer la coopération diplomatique et institutionnelle dans l’espace africain.
Pour le Maroc, engagé depuis plusieurs années dans une diplomatie africaine active, ce type d’accord contribue à densifier les partenariats bilatéraux et à consolider les passerelles politiques avec les États membres de l’Union africaine.
Une coopération qui s’inscrit dans la durée
Si l’exemption concerne exclusivement les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, elle revêt une importance symbolique forte. Elle témoigne d’un climat de confiance mutuelle et d’une reconnaissance réciproque des relations officielles.
Dans un contexte international où la mobilité diplomatique joue un rôle clé dans la fluidité des échanges politiques et économiques, cet accord simplifie les procédures et renforce la coordination entre les deux pays.
Au-delà des formalités administratives, c’est une nouvelle pierre ajoutée à l’édifice des relations maroco-comoriennes.




