Gasoil et essence augmentent de 0,25 dirham par litre
Le mois de mars démarre avec une hausse modérée des prix à la pompe au Maroc. Depuis la nuit de samedi à dimanche, plusieurs opérateurs du secteur des hydrocarbures ont appliqué une augmentation de 0,25 dirham par litre aussi bien pour le gasoil que pour l’essence.
Une révision tarifaire contenue, mais qui intervient dans un contexte marqué par des fluctuations continues depuis le début de l’année.
Une hausse anticipée, selon les professionnels
D’après des sources du secteur, cette augmentation ne serait pas directement liée aux tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient. Elle s’inscrirait plutôt dans un ajustement déjà prévu, en fonction de l’évolution des marchés internationaux du pétrole.
Les mêmes sources soulignent toutefois que la situation régionale pourrait, si elle se prolonge ou s’intensifie, exercer une pression supplémentaire sur les cours mondiaux et se répercuter ultérieurement sur les prix à la pompe.
Quels niveaux de prix avant la hausse ?
Avant cette nouvelle révision, le litre de gasoil – carburant le plus consommé dans le Royaume – s’établissait autour de 10,57 dirhams en moyenne. L’essence super, de son côté, avoisinait 12,26 dirhams le litre dans la majorité des stations-service.
Comme à l’accoutumée, ces tarifs peuvent varier légèrement d’une région à l’autre, en fonction des coûts logistiques, du transport et de la politique commerciale propre à chaque distributeur.
Un marché libéralisé depuis 2015
Depuis la libéralisation du marché des carburants au Maroc en 2015, les prix ne sont plus encadrés par l’État. Chaque société ajuste ses tarifs selon ses coûts d’approvisionnement et sa stratégie commerciale, ce qui explique parfois des décalages de mise à jour entre opérateurs.
Ce nouveau relèvement intervient après une période contrastée : en janvier, les automobilistes avaient bénéficié de baisses notables (–0,65 dirham pour le gasoil et –0,44 dirham pour l’essence). En février, la tendance s’était inversée avec plusieurs ajustements à la hausse, dont une augmentation similaire de 0,25 dirham à la mi-mois.
Entre volatilité internationale et impact local
L’évolution des prix au Maroc reste étroitement liée aux cours internationaux du brut, eux-mêmes influencés par les équilibres géopolitiques, la production des pays exportateurs et la demande mondiale.
Si la hausse de ce début mars demeure limitée, elle rappelle la sensibilité du marché national aux dynamiques extérieures. Pour les ménages comme pour les professionnels du transport, la stabilité des prix reste un enjeu central dans un contexte économique déjà exigeant.




