Une dynamique bilatérale qui s’intensifie à Rabat
Le Maroc et la Côte d’Ivoire consolident un partenariat déjà solide en plaçant le développement des compétences au centre de leur coopération. À Rabat, une rencontre entre le ministre marocain de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, et son homologue ivoirien Jean-Louis Moulot, a marqué une nouvelle étape dans cette dynamique.
Au-delà du protocole diplomatique, les échanges ont surtout mis en lumière une ambition commune : faire de la formation professionnelle un véritable moteur de croissance économique et sociale.
La formation professionnelle comme levier stratégique
Les deux responsables partagent une même vision : le capital humain est au cœur des transformations économiques actuelles.
Dans ce cadre, la formation professionnelle apparaît comme un outil central pour accompagner les mutations industrielles, améliorer l’employabilité des jeunes et soutenir les secteurs productifs.
La Côte d’Ivoire s’intéresse particulièrement à l’expérience marocaine, considérée comme avancée et structurée, notamment à travers les Cités des Métiers et des Compétences, un modèle qui combine apprentissage technique, innovation pédagogique et adaptation aux besoins du marché.
Un modèle marocain observé et valorisé en Afrique
Pour la partie ivoirienne, le Maroc représente un partenaire de référence en matière de formation et de développement des compétences.
Cette reconnaissance s’explique par une approche marquée par :
- la diversification des filières professionnelles
- l’adaptation aux besoins des entreprises
- l’intégration des jeunes dans les secteurs industriels et agricoles
- le renforcement des passerelles entre formation et emploi
Ce modèle est perçu comme un appui concret aux ambitions de transformation économique de la Côte d’Ivoire, notamment dans les domaines de l’industrie, des services et de l’agriculture.
Vers des projets concrets et une coopération élargie
Les deux pays ne se limitent pas à une coopération déclarative. Ils ambitionnent de développer des projets concrets, notamment :
- des programmes de formation professionnelle communs
- des dispositifs de bourses d’études
- des échanges de jeunes et de compétences
- des partenariats institutionnels durables
L’objectif est d’inscrire cette coopération dans une vision de long terme, capable de produire des effets mesurables sur l’emploi et l’insertion des jeunes.
Une feuille de route appelée à évoluer
Les deux parties ont également convenu de réviser la feuille de route bilatérale signée en 2021 à Rabat. Cette actualisation vise à mieux répondre aux nouveaux défis économiques et sociaux, tout en accélérant la mise en œuvre des projets déjà engagés.
🌍 Une coopération africaine tournée vers l’avenir
Au-delà du cadre bilatéral, cette rencontre illustre une tendance plus large : la montée en puissance des partenariats africains fondés sur le partage d’expertise et le développement du capital humain.
Rabat et Abidjan réaffirment ainsi leur volonté de bâtir une coopération pragmatique, orientée vers les résultats et centrée sur les jeunes générations, véritables acteurs de la transformation du continent.




