Une mobilisation citoyenne africaine autour des grands défis communs
Du 21 au 24 avril, Casablanca a accueilli le premier Forum africain des organisations de la société civile, un rendez-vous inédit qui marque une étape importante dans la structuration de l’engagement citoyen à l’échelle du continent.
Réunissant des délégations venues de plusieurs pays africains, cette rencontre a placé la coopération entre les ONG, la solidarité entre les peuples et la mobilisation volontaire au cœur des débats. Dans un contexte africain traversé par des défis multiples — sociaux, économiques, environnementaux et climatiques — le forum a voulu faire émerger une réponse collective portée par la société civile elle-même.
L’événement a surtout confirmé une conviction de plus en plus partagée : les grandes transformations du continent ne peuvent se construire sans l’implication directe des citoyens.
La Déclaration de Casablanca comme feuille de route commune
À l’issue des travaux, les participants ont adopté la Déclaration de Casablanca, un texte qui ambitionne de servir de cadre de référence pour renforcer les synergies entre les organisations africaines de la société civile.
Cette déclaration met l’accent sur plusieurs priorités : la promotion du volontariat, l’accompagnement des initiatives locales, le renforcement de la justice sociale, ainsi que la participation active des jeunes et des femmes dans les processus de développement.
L’idée centrale est claire : construire une Afrique plus résiliente passe aussi par des réseaux associatifs solides, structurés et capables d’agir durablement sur le terrain.
Le forum a également lancé un appel fort en faveur de la création d’une Union africaine du volontariat, pensée comme un espace de coordination continentale pour valoriser l’engagement bénévole et institutionnaliser les initiatives citoyennes.
Un soutien affirmé à la Résolution 2797 sur le Sahara marocain
Parmi les positions politiques marquantes exprimées durant cette rencontre figure le soutien à la Résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies concernant le Sahara marocain.
Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large où plusieurs acteurs africains de la société civile expriment leur appui aux efforts visant une solution politique réaliste, durable et mutuellement acceptable.
Le soutien formulé lors du forum reflète également la volonté de lier les questions de stabilité régionale aux enjeux de développement humain et de coopération continentale.
Pour de nombreux participants, la paix, la sécurité et l’intégration africaine restent indissociables.
Casablanca, carrefour du dialogue africain
Le choix de Casablanca pour accueillir cette première édition n’est pas anodin. La métropole marocaine confirme progressivement son rôle de plateforme régionale de dialogue, d’échanges et de diplomatie citoyenne.
Le Maroc, à travers ce type d’initiatives, renforce sa présence dans les dynamiques africaines en misant sur une approche où la coopération institutionnelle s’accompagne d’un dialogue direct avec les forces vives du continent.
Cette diplomatie de proximité, portée aussi par les acteurs associatifs, participe à construire une influence plus durable et plus inclusive.
Une Afrique portée par ses citoyens
Ce forum rappelle une réalité essentielle : l’avenir du continent ne dépend pas uniquement des gouvernements ou des institutions internationales, mais aussi de la capacité des citoyens à s’organiser, proposer et agir ensemble.
Face aux urgences climatiques, aux fractures sociales et aux aspirations de la jeunesse africaine, la société civile apparaît comme l’un des moteurs les plus crédibles du changement.
À Casablanca, ce premier Forum africain des ONG n’a pas seulement produit des résolutions. Il a surtout donné une voix commune à une Afrique qui veut avancer par l’engagement, la solidarité et la responsabilité partagée.
Et dans cette ambition collective, le volontariat pourrait bien devenir l’un des nouveaux langages du développement continental.




