Une session décisive pour l’avenir institutionnel de l’instance continentale
Le Parlement panafricain (PAP) a ouvert ce mardi une session extraordinaire à Midrand, en périphérie de Johannesburg, siège de cette institution législative relevant de l’Union africaine. Cette réunion, prévue jusqu’au 30 avril, marque une étape importante avec le lancement d’un processus électoral destiné à renouveler le Bureau de l’institution.
L’objectif principal de cette session est l’élection du président ainsi que des quatre vice-présidents du Parlement panafricain, des postes actuellement vacants à la suite de l’expiration du mandat du précédent Bureau le 28 février dernier.
Une représentation marocaine pluraliste au cœur des travaux
Le Maroc participe activement à ces travaux à travers une délégation composée de représentants de la majorité et de l’opposition, illustrant la diversité de la représentation parlementaire nationale au sein des instances africaines.
Cette délégation comprend Lahcen Haddad (Parti de l’Istiqlal), Hanaa Benkhair (Union générale des travailleurs du Maroc), Laila Dahi (Rassemblement national des indépendants), Khadija Arouhal (Parti du progrès et du socialisme) et Abdessamad Haikar (Parti de la justice et du développement).
Cette participation reflète l’engagement du Maroc dans les mécanismes parlementaires continentaux et sa volonté de contribuer au renforcement du dialogue institutionnel africain.
Un processus électoral fondé sur l’équilibre régional
Le renouvellement du Bureau du Parlement panafricain repose sur le principe de rotation régionale équitable, un mécanisme destiné à garantir un équilibre entre les différentes zones du continent.
Ainsi, la présidence revient cette fois au groupe de l’Afrique du Nord, tandis que les vice-présidences seront réparties entre les régions de l’Afrique de l’Est, de l’Ouest, centrale et australe.
Ce système vise à assurer une représentation équilibrée et à renforcer la légitimité des instances dirigeantes de l’institution.
Une institution au service de l’intégration africaine
Créé en 2004, le Parlement panafricain est une assemblée consultative de l’Union africaine regroupant des représentants des États membres. Chaque pays y délègue cinq parlementaires issus aussi bien de la majorité que de l’opposition, avec une exigence de représentation féminine.
Au-delà de son rôle consultatif, le PAP a pour mission de promouvoir la démocratie, les droits humains et l’intégration régionale sur le continent africain.
Son Bureau, instance dirigeante suprême, est chargé de définir les orientations stratégiques, de superviser le fonctionnement administratif et de veiller à la bonne organisation des travaux parlementaires.
Un enjeu de gouvernance et de crédibilité continentale
Cette session extraordinaire intervient dans un contexte où les institutions africaines cherchent à renforcer leur efficacité et leur crédibilité. La mise en place d’un nouveau Bureau est perçue comme une étape essentielle pour relancer les dynamiques internes du Parlement panafricain.
Au-delà des élections, l’enjeu porte également sur la capacité de l’institution à s’adapter aux défis contemporains du continent, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux.
Une participation marocaine inscrite dans une logique africaine durable
La présence du Maroc à ces travaux s’inscrit dans une continuité d’engagement au sein des institutions africaines. Elle traduit une volonté de contribuer activement aux processus de gouvernance continentale et de renforcer les mécanismes de coopération parlementaire.
Dans un continent en pleine mutation institutionnelle, cette session du Parlement panafricain illustre une dynamique plus large : celle d’une Afrique qui cherche à consolider ses structures démocratiques et à renforcer son unité à travers le dialogue et la représentation.




