Trump menace de frapper les infrastructures iraniennes si Téhéran refuse de négocier

MOHAMED YAZID BENNOUNA15 juillet 2026Dernière mise à jour :
Trump menace de frapper les infrastructures iraniennes si Téhéran refuse de négocier

Le président américain Donald Trump a intensifié la pression sur l’Iran en menaçant de frapper les ponts et les centrales électriques du pays dès la semaine prochaine si Téhéran refuse de reprendre les négociations. Cette déclaration intervient alors que les échanges de frappes entre les deux pays se poursuivent pour le quatrième jour consécutif.

Dans une interview accordée à Fox News, Donald Trump a affirmé que les États-Unis cibleraient les infrastructures stratégiques iraniennes en l’absence d’accord. « La semaine prochaine, les choses vont vraiment empirer pour eux. Nous détruirons leurs centrales électriques et leurs ponts s’ils ne reviennent pas à la table des négociations », a-t-il déclaré.

Parallèlement, Washington a confirmé la reprise du blocus maritime contre les ports iraniens, tout en renonçant au projet initial d’imposer une taxe de 20 % sur les cargaisons transitant par le détroit d’Ormuz. Le président américain a indiqué que cette mesure serait remplacée par d’importants accords commerciaux et d’investissement avec les pays du Golfe.

Sur le terrain, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une série de frappes contre des positions militaires iraniennes à proximité du détroit d’Ormuz afin de réduire les capacités de Téhéran à menacer la navigation commerciale. Selon l’armée iranienne, au moins sept militaires ont été tués dans une attaque visant une base située dans le sud-est du pays.

En réponse, l’Iran a lancé des missiles et des drones contre des cibles américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. Les autorités de ces pays ont indiqué avoir intercepté plusieurs appareils avant qu’ils n’atteignent leurs objectifs.

Washington accuse également Téhéran d’avoir visé plusieurs navires commerciaux dans la région, provoquant des victimes parmi les équipages civils. Les Émirats arabes unis ont notamment affirmé que deux de leurs pétroliers avaient été frappés par des missiles iraniens, faisant un mort et plusieurs blessés. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé avoir ciblé ces navires, les accusant d’avoir ignoré leurs avertissements.

L’escalade militaire a provoqué un fort ralentissement du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole, entraînant une nouvelle hausse des prix du brut sur les marchés internationaux.

Les autorités iraniennes ont rejeté les menaces américaines et affirmé qu’elles ne céderaient pas à la pression militaire ou économique. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a estimé que le rétablissement du blocus américain remettait en cause les précédents accords de désescalade et a assuré que l’Iran conserverait le contrôle du détroit d’Ormuz.

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