Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a présidé vendredi à Kénitra les travaux du Conseil d’administration de l’Office régional de mise en valeur agricole du Gharb (ORMVAG), consacrés à l’examen du bilan de l’exercice 2025 ainsi qu’à l’état d’avancement des budgets 2026.
À l’ouverture de cette réunion, le ministre a rappelé que cette session intervient dans la continuité du conseil extraordinaire organisé en mars dernier après les importantes inondations ayant touché la région. Il a salué la mobilisation des équipes de l’Office, des autorités locales, des professionnels et des agriculteurs, qui a permis de limiter les conséquences de cette catastrophe et de préserver la dynamique de la campagne agricole.
Ahmed El Bouari a également mis en avant le poids stratégique de la région du Gharb dans l’agriculture nationale. Le territoire demeure un acteur majeur dans la production de céréales, de cultures sucrières, de riz, de maraîchage, de lait, d’agrumes et de fruits rouges. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre la modernisation des infrastructures agricoles, de renforcer la gestion durable des ressources en eau et d’accélérer la réalisation des projets structurants.
Le directeur de l’ORMVAG a présenté les principaux résultats enregistrés en 2025. La campagne agricole 2024-2025 s’est distinguée par une progression de 37 % de la production céréalière, une hausse de 44 % des cultures sucrières et une augmentation de 45 % des légumineuses alimentaires. La production fourragère a, quant à elle, atteint 3,82 millions de tonnes, renforçant la contribution du Gharb à l’alimentation du cheptel national.
Les performances à l’export ont également été au rendez-vous avec une hausse de 45 % des exportations agricoles, tandis que sept nouvelles unités de valorisation ont été mises en service afin de renforcer la transformation des productions locales.
L’Office a parallèlement poursuivi plusieurs chantiers structurants, notamment les projets d’agrégation agricole, les programmes d’agriculture solidaire, la melkisation des terres collectives et des lots issus de la réforme agraire, ainsi que la modernisation des circuits de commercialisation. L’organisation de la première édition du Salon national des agrumes à Sidi Kacem figure également parmi les réalisations marquantes de l’année.
Sur le volet de la gestion de l’eau, le programme national d’économie d’eau en irrigation a permis d’accélérer la modernisation des infrastructures hydro-agricoles. Au total, 180 kilomètres de conduites en amiante-ciment ont été remplacés par des conduites en polyéthylène haute densité (PEHD) et 1.418 hectares supplémentaires ont été équipés en irrigation localisée, portant les superficies modernisées à plus de 62.500 hectares.
Le Conseil d’administration a également fait le point sur les mesures engagées après les inondations, notamment l’accompagnement des agriculteurs sinistrés, les actions de protection du cheptel, le renforcement du suivi sanitaire avec l’ONSSA ainsi que le lancement d’un programme d’urgence destiné à réhabiliter les infrastructures hydro-agricoles endommagées.
Sur le plan financier, les résultats témoignent d’une gestion jugée performante. Les taux d’engagement et d’émission du budget d’investissement ont atteint respectivement 96 % et 90 % en 2025, tandis que les recettes liées au service de l’eau d’irrigation ont progressé de 49 % par rapport à l’exercice précédent.
En clôture des travaux, Ahmed El Bouari a salué l’engagement des équipes de l’ORMVAG ainsi que l’implication des différents partenaires institutionnels et professionnels, appelant à maintenir cette dynamique afin de renforcer la résilience du secteur agricole et de consolider la place du Gharb comme l’un des principaux moteurs de l’agriculture marocaine.
![]()



