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Israël et l’Iran s’échangent des frappes depuis le 13 juin 2025 dans une escalade militaire sans précédent. Israël a mené plus de 100 frappes ciblées sur des installations nucléaires iraniennes à Natanz, des dépôts d’armement et des sites stratégiques, faisant au moins 7 morts parmi les hauts gradés iraniens. En riposte, l’Iran a lancé plus de 300 missiles balistiques et drones, dont une trentaine ont atteint le territoire israélien, causant entre 10 et 13 morts et près de 180 blessés. Des dégâts importants sont signalés à Tel-Aviv et Haïfa. Israël impose un blocus total de l’information : aucune image, aucun chiffre officiel ne filtre sans validation militaire, les seules données disponibles proviennent d’imageries satellites et de sources diplomatiques étrangères. Le risque d’une guerre régionale généralisée s’intensifie, avec l’entrée en scène de groupes alliés comme le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen. Les marchés réagissent : le baril de pétrole dépasse les 110 dollars, l’or flambe, et les Bourses mondiales décrochent
Par ailleurs, l’explosion du conflit a stoppé l’exportation de gaz israélien vers l’Égypte : avant les frappes en 2024, ces exportations ont augmenté de 13,4 % à 13,1 milliards de m³ vers l’Égypte et la Jordanie
Ce flux crucial a été interrompu à la suite des frappes, un coup dur pour l’Égypte, qui compte actuellement sur les importations israéliennes pour 40-60% de ses besoins en gaz. L’impact est immédiat usines d’engrais à l’arrêt partiel ou total, pénuries d’énergie, et besoin pressant d’importer 40- 60 cargos de GNL (jusqu’à 60 cargos en 2025) pour éviter le blackout
L’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) via le détroit d’Ormuz risque notamment d’être perturbé par le conflit
La situation politique et énergétique dans la région devient explosive : le blocus de l’information, les frappes, et la rupture des approvisionnements en gaz ajoutent une dimension économique à la crise militaire











