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Lundi, les autorités russes ont annoncé le décès de Roman Starovoït, ancien ministre des Transports de la Fédération de Russie, retrouvé mort dans sa voiture avec une blessure par balle à la tête. Officiellement présenté comme un suicide probable, ce drame survient peu après son départ du gouvernement, dans un contexte lourd de soupçons de corruption. Les circonstances de sa mort soulèvent de nombreuses interrogations dans un pays où les disparitions de personnalités publiques restent souvent entourées d’opacité
Né en 1972 à Koursk, Roman Starovoït a d’abord évolué dans le secteur privé avant d’embrasser une carrière publique au sein de plusieurs institutions fédérales. Il dirige l’Agence fédérale des routes en 2012, avant d’accéder au poste de vice-ministre des Transports en 2018. La même année, il est nommé gouverneur par intérim de la région de Koursk, fonction qu’il occupe jusqu’à son retour au ministère. Cette ascension fulgurante est cependant ternie par de nombreuses allégations qui ressurgissent ces derniers mois
Des médias russes rapportent que son nom aurait été cité dans l’enquête visant Alexeï Mirnov, ancien gouverneur adjoint de Koursk, arrêté pour un détournement massif de fonds publics destinés à des travaux de défense, notamment la construction de fortifications dites « dents de dragon ». Selon ces sources, Mirnov aurait mis en cause Starovoït dans ses déclarations aux enquêteurs. Un pistolet de cérémonie, offert à Starovoït en 2023, aurait été retrouvé près de son corps, renforçant la version d’un suicide, pourtant, certains détails viennent semer le doute
Des sources proches du dossier indiquent que le décès pourrait être survenu dans la nuit de samedi à dimanche, alors que le ministère affirme que Starovoït aurait assisté à une réunion le dimanche. De plus, selon des images relayées par les médias Kommersant et Baza, le corps de l’ancien ministre aurait été extrait non pas d’un véhicule, mais d’un terrain vague voisin du parking. Une contradiction majeure qui alimente les spéculations, dans un contexte où les morts suspectes de figures politiques ou économiques se sont multipliées ces dernières années en Russie
Au-delà du fait divers, ce décès met en lumière les tensions internes au sein de l’appareil étatique russe, et les risques encourus par les anciens responsables liés de près ou de loin aux circuits opaques du financement public. En attendant les résultats définitifs de l’enquête menée par le Comité d’investigation, le mystère reste entier autour de la mort de Roman Starovoït, dernier en date d’une liste d’élites russes mortes dans des circonstances controversées











