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Alors que la mousson bat son plein en Asie du Sud, le Pakistan fait face à de nouvelles inondations meurtrières provoquées par des pluies torrentielles inhabituelles. Le pays, l’un des plus exposés au monde aux effets du dérèglement climatique, tente désespérément de protéger sa population, déjà lourdement éprouvée par les catastrophes précédentes
Des alertes météorologiques inquiétantes
Le service météorologique national a émis une alerte sévère, prévoyant des précipitations intenses et un fort risque de crues soudaines dans les 48 heures à venir. À Rawalpindi, près de la capitale Islamabad, les autorités ont déclaré un jour férié exceptionnel pour inciter les habitants à rester chez eux. Des évacuations préventives ont été ordonnées, notamment après la montée rapide d’une rivière traversant la ville
Des populations vulnérables et épuisées
Les autorités locales ont recommandé aux résidents des zones à risque de préparer des kits d’urgence contenant de l’eau, de la nourriture et des médicaments pour plusieurs jours. Le spectre des inondations de 2022 reste vivace : cette catastrophe avait touché un tiers du pays, déplacé plus de 33 millions de personnes et causé la mort de plus de 1 700 personnes
Un enjeu climatique régional
Entre juin et septembre, la mousson apporte jusqu’à 80 % des précipitations annuelles en Asie du Sud. Si elle est vitale pour l’agriculture, elle devient aussi un danger dans un contexte de dérèglement climatique. Le Pakistan illustre tragiquement la montée des risques liés à l’instabilité climatique mondiale











