![]()
Le secteur immobilier marocain traverse une des crises les plus marquées de son histoire récente. Jadis considéré comme un moteur de croissance, il est aujourd’hui freiné par une combinaison de facteurs structurels et conjoncturels : effondrement des ventes, inflation des coûts de construction, pénurie de foncier, retards administratifs et méfiance des acquéreurs
La Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) tire la sonnette d’alarme : les transactions sont à l’arrêt depuis des mois. Malgré les perspectives ouvertes par l’organisation de la Coupe du Monde 2030, l’élan attendu ne se matérialise pas. Le coût des matériaux explose, affectant la rentabilité des projets. À cela s’ajoute la rareté des terrains bien situés, même dans les villes moyennes, rendant difficile la mise en œuvre de projets accessibles et de qualité
Autre problématique : des pratiques douteuses persistent, telles que le recours aux paiements informels (“au noir”) qui nuisent à la transparence du marché. La lenteur des procédures administratives aggrave la situation, tout comme la vulnérabilité des systèmes numériques : une cyberattaque récente contre la plateforme notariale « Tawtik » a paralysé temporairement le circuit de vente
Le programme public « Daam Sakan » censé élargir l’accès à la propriété n’a pas l’effet escompté. Les aides, bien qu’importantes sur le papier, peinent à convaincre face aux prix élevés et à l’offre limitée
Tandis que les infrastructures liées à la Coupe du Monde progressent, le logement, lui, accuse un sérieux retard. Pour que le secteur retrouve son dynamisme, des réformes urgentes s’imposent, notamment au niveau fiscal, réglementaire et foncier











