La 20ᵉ édition du Prix international Mohammed VI de mémorisation, de déclamation, de psalmodie et d’exégèse du Saint Coran a été clôturée jeudi à l’Institut Mohammed VI de formation des Imams, Morchidines et Morchidates à Rabat.
Organisé chaque année par le ministère des Habous et des Affaires islamiques, ce concours s’inscrit dans le cadre de la Haute Sollicitude accordée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, au Saint Coran ainsi qu’à ses mémorisateurs et récitateurs.
Deux catégories de compétition
Organisée sur quatre jours, cette édition a réuni des participants autour de deux principales sections.
La première était consacrée à la mémorisation intégrale du Saint Coran, accompagnée de récitation et d’exégèse des 9ᵉ et 10ᵉ juz’. La seconde portait sur la mémorisation de cinq Hizbs consécutifs, avec une attention particulière accordée à la psalmodie et à la maîtrise de la récitation.
Lors de la phase finale, le jury a auditionné 35 candidats dans la catégorie de mémorisation complète avec déclamation et exégèse, ainsi que 38 participants dans la catégorie consacrée à la mémorisation de cinq Hizbs.
Les candidats ont été évalués selon des critères communs portant notamment sur la qualité de la mémorisation, la maîtrise de la récitation et de la psalmodie, ainsi que sur la Riwaya adoptée par chaque participant.
Un rendez-vous annuel dédié au Saint Coran
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le directeur des Affaires islamiques, Yassine Hahoud, a souligné que le Prix est devenu un rendez-vous annuel majeur destiné à célébrer le Livre Sacré, à honorer ses dépositaires et à encourager les jeunes à s’intéresser à sa mémorisation, sa psalmodie et son exégèse.
Il a également rappelé les efforts déployés au Maroc en faveur de l’enseignement coranique, notamment à travers le soutien aux kouttabs, la promotion de l’enseignement originel, l’organisation de concours, ainsi que l’impression, la diffusion et la distribution du Saint Coran.
Un jury international et des critères unifiés
Le rapporteur du jury, Abdul-Manan Mohammed Ali, de Tanzanie, a pour sa part souligné l’importance de garantir l’équité entre les candidats. Le jury a ainsi appliqué les mêmes règles à tous les participants, en veillant à uniformiser le nombre de questions, la durée des épreuves et leur niveau de difficulté.
Les résultats ont également fait l’objet d’une révision et de délibérations scientifiques avant leur validation.
Le président du jury, Taoufik El Abkari, a estimé que cette 20ᵉ édition s’inscrit dans la continuité d’un processus consacré au service du Livre Sacré. La manifestation a réuni des mémorisateurs et des récitateurs venus de différents pays, mettant en avant la capacité du Coran à rapprocher les participants au-delà des différences linguistiques et culturelles.
Au-delà de la compétition, les organisateurs soulignent que le Prix vise à renforcer l’impact des enseignements coraniques sur les comportements et à contribuer à la transmission de leurs valeurs au sein de la société.
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