La DGSN et la DGST démentent toute cyberattaque contre leurs systèmes de données

MOHAMED YAZID BENNOUNA28 août 2026Dernière mise à jour :
La DGSN et la DGST démentent toute cyberattaque contre leurs systèmes de données

La DGSN et la DGST ont catégoriquement démenti toute intrusion dans leurs systèmes informatiques ou dans leurs bases de données sécuritaires, assurant que leurs infrastructures sont protégées par des dispositifs répondant aux normes les plus strictes en matière de cybersécurité.

Des données anciennes à l’origine des rumeurs

Les deux institutions ont précisé que les données personnelles diffusées récemment sur les réseaux sociaux ne proviennent pas d’un piratage de leurs systèmes.

Il s’agirait de données anciennes récupérées à partir de bases et de systèmes informatiques exploités par des compagnies d’assurance ainsi que des organismes de couverture sanitaire et sociale.

Cette précision vise notamment à écarter les informations faisant état d’une compromission des systèmes de sécurité nationaux.

Des photos et documents falsifiés circulent également

Les autorités ont par ailleurs alerté sur la multiplication de photographies truquées présentées comme représentant des fonctionnaires de différents services de sécurité.

Des documents falsifiés sont également diffusés sur internet comme s’il s’agissait de pièces officielles liées aux services de sécurité.

Plusieurs éléments permettraient pourtant d’identifier rapidement leur caractère frauduleux. Certaines images utilisent notamment des uniformes et des grades qui n’existent pas au Maroc et qui ne correspondent pas à ceux utilisés par la police nationale.

Les documents présentés comme « divulgués » comporteraient également des logos et identités visuelles erronés, ainsi que des fautes linguistiques manifestes incompatibles avec des documents administratifs officiels.

Les investigations se poursuivent

Les autorités rejettent ainsi les informations affirmant qu’une cyberattaque aurait permis d’accéder aux bases de données sécuritaires.

Elles précisent que les systèmes concernés ne sont pas connectés à des réseaux directement ouverts sur Internet, renforçant selon elles le caractère infondé des accusations de piratage.

Parallèlement, les investigations se poursuivent sous la supervision du Parquet compétent afin d’identifier les personnes impliquées dans la création, la falsification et la diffusion de ces contenus.

Les autorités entendent ainsi poursuivre les auteurs de ces opérations et lutter contre la propagation de fausses informations susceptibles de semer la confusion autour de la sécurité des données nationales.

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