Législatives 2026 : de nouvelles mesures pour renforcer la participation des jeunes en politique

MOHAMED YAZID BENNOUNA4 septembre 2026Dernière mise à jour :
Législatives 2026 : de nouvelles mesures pour renforcer la participation des jeunes en politique

Le système électoral marocain s’enrichit de plusieurs dispositions destinées à renforcer la participation des jeunes à la vie politique, améliorer leur représentation au Parlement et faciliter leur implication dans la création et le fonctionnement des partis politiques.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de faire de la jeunesse un acteur à part entière de la vie publique et du processus de développement et de modernisation du Royaume.

Des incitations pour renforcer la présence des jeunes au Parlement

La nouvelle approche accorde une attention particulière aux candidats de moins de 35 ans, hommes et femmes, notamment à travers des mécanismes visant à faciliter leur accès à la Chambre des représentants.

Parmi les principales mesures figure une contribution financière de l’État aux dépenses de campagne électorale pour les listes présentées dans les circonscriptions locales par des candidats de cette tranche d’âge.

Pour bénéficier de ce dispositif, les listes concernées doivent notamment respecter le principe d’alternance entre les femmes et les hommes.

La contribution publique peut couvrir jusqu’à 75 % des dépenses électorales, dans la limite du plafond fixé par la réglementation en vigueur, soit 500.000 dirhams par candidat.

Ce mécanisme est ouvert aussi bien aux candidats affiliés à des partis qu’aux candidats indépendants. Le versement de l’aide reste toutefois conditionné à l’examen et à la validation des comptes de campagne par la Cour des comptes.

Des candidatures indépendantes facilitées

Le dispositif prévoit également une simplification des conditions de candidature pour les jeunes sans appartenance politique.

Les candidats indépendants ne sont plus soumis à l’obligation de présenter les signatures d’élus pour déposer leurs listes. Le recours aux signatures d’électeurs vise ainsi à faciliter l’accès des jeunes à la compétition électorale et à encourager de nouvelles candidatures en dehors des structures partisanes traditionnelles.

L’objectif est de réduire les obstacles à l’engagement politique et de permettre à davantage de jeunes, femmes comme hommes, de participer directement au processus électoral.

Les jeunes au cœur de la création des partis

La volonté de renforcer la présence des jeunes ne concerne pas uniquement les élections. Elle intervient également dès la création des formations politiques.

La législation impose désormais que les personnes âgées de moins de 35 ans représentent au moins un cinquième des membres fondateurs d’un parti politique.

Concrètement, sur les 2.000 membres fondateurs requis, au moins 400 doivent être âgés de moins de 35 ans.

Cette disposition entend donner aux jeunes une place dès les premières étapes de la construction d’un projet partisan, plutôt que de limiter leur participation aux seules campagnes électorales.

Faire de la jeunesse une force de proposition

À travers ces différents mécanismes, le système électoral cherche à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs politiques et à renforcer la présence des jeunes dans les institutions représentatives.

L’enjeu dépasse ainsi la simple augmentation du nombre de jeunes élus. Il s’agit également de leur permettre de participer à la conception des programmes politiques, à la prise de décision et au plaidoyer sur les questions qui concernent directement leur génération.

Ces dispositions placent ainsi la jeunesse au cœur du renouvellement de la vie politique marocaine, avec l’ambition d’en faire davantage une force de proposition au sein des institutions nationales.

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