Législatives 2026 : plusieurs partis misent sur des alliances et le renouvellement de leurs candidatures

MOHAMED YAZID BENNOUNA17 septembre 2026Dernière mise à jour :
Législatives 2026 : plusieurs partis misent sur des alliances et le renouvellement de leurs candidatures

À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026, plusieurs formations politiques cherchent à renforcer leur présence au sein de la Chambre des représentants ou à y faire leur entrée.

Dans une campagne marquée par des enjeux économiques et sociaux importants, ces partis mettent en avant leurs programmes et leurs propositions, tout en multipliant les actions de terrain et, pour certains, les alliances préélectorales.

La gauche se présente sous une bannière commune

La Fédération de la gauche démocratique (FGD) a choisi de participer au scrutin dans le cadre d’une alliance avec le Parti socialiste unifié (PSU), sous le nom d’« Alliance de la gauche ».

Son secrétaire général, Abdessalam El Aziz, a indiqué que les deux formations avaient déjà couvert une part importante des circonscriptions électorales depuis l’annonce de leur rapprochement.

Le programme commun en cours d’élaboration entend proposer, selon les responsables de l’alliance, une alternative politique et économique destinée à différentes catégories de la population, avec notamment un accent sur la préservation du pouvoir d’achat.

L’UMD mise sur le renouvellement générationnel

De son côté, l’Union marocaine pour la démocratie (UMD) place le renouvellement des générations au centre de sa participation aux législatives.

Sa secrétaire générale, Ilham Belfahili, a indiqué qu’environ 80 % des listes électorales avaient été réservées à des candidats âgés de moins de 35 ans. Le parti souhaite également favoriser la participation des compétences féminines ainsi que des Marocains du monde dans les circonscriptions locales.

Le programme de l’UMD met notamment en avant la moralisation de la vie publique, la lutte contre la corruption et la prévarication, ainsi que des mesures destinées à réduire le chômage et à accompagner les jeunes.

La formation entend également défendre la classe moyenne et améliorer les services essentiels dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du logement.

Le Parti de la Renaissance met l’accent sur la justice sociale

Le Parti de la Renaissance (Annahda) participe également au scrutin avec un programme axé sur plusieurs priorités économiques et sociales.

Son secrétaire général, Saïd El Ghnioui, a souligné que les prochaines années nécessiteront, selon son parti, des mesures destinées à réduire les disparités sociales, à faire face à la baisse du pouvoir d’achat et à répondre à la crise du logement.

Le programme d’Annahda repose notamment sur la moralisation de la vie publique, la justice sociale, la consolidation de l’État social et la transition écologique.

Le parti affirme par ailleurs avoir organisé des meetings dans huit régions afin de mobiliser ses militants et de promouvoir des candidatures féminines et jeunes.

Des propositions centrées sur les enjeux socio-économiques

Au-delà des différences entre ces formations, leurs programmes mettent en avant plusieurs problématiques communes, notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, l’accès aux services publics et la réduction des inégalités.

Les alliances préélectorales constituent également un moyen pour certaines formations de coordonner leurs candidatures et de mutualiser leurs efforts de campagne.

L’Alliance de la gauche, issue du rapprochement entre la FGD et le PSU, en est l’un des exemples pour le scrutin de 2026.

Une campagne jusqu’au 22 septembre

La campagne électorale pour les législatives a débuté le 10 septembre 2026 et se poursuit jusqu’au 22 septembre à minuit, à la veille du scrutin prévu le 23 septembre.

Durant cette période, les différents partis poursuivent leurs meetings, leurs actions de proximité et la présentation de leurs programmes afin de mobiliser les électeurs autour de leurs propositions.

Ces élections constituent ainsi une nouvelle étape pour les formations disposant d’une représentation limitée ou souhaitant accéder à l’institution législative, dans un contexte marqué par une offre politique diversifiée et par des attentes importantes en matière économique et sociale.

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