Global Cities Index 2026 : Casablanca en tête des villes marocaines

El azhar Bennouna Sanaa29 septembre 2026Dernière mise à jour :
Global Cities Index 2026 : Casablanca en tête des villes marocaines

Casablanca – Journal Likaa

Casablanca confirme sa présence en bonne position parmi les grandes villes marocaines dans le Global Cities Index 2026, publié par Oxford Economics. La métropole se classe au 384e rang mondial sur 1.000 villes, soit le meilleur classement enregistré par une ville marocaine dans cette édition.

Elle devance ainsi Rabat, classée 445e, Tanger (622e), Agadir (629e), Fès (655e), Marrakech (671e) et Meknès (708e).

Le classement d’Oxford Economics ne repose toutefois pas uniquement sur les performances économiques. L’indice évalue les villes à travers cinq dimensions : l’économie, le capital humain, la qualité de vie, l’environnement et la gouvernance. L’économie représente 30 % de la note finale, tandis que le capital humain et la qualité de vie comptent chacun pour 25 %. L’environnement et la gouvernance représentent chacun 10 %.

Casablanca se distingue par son capital humain

En plus de son 384e rang au classement général, Casablanca occupe la même position sur le volet économique. Son principal atout dans l’indice reste toutefois le capital humain, avec une 229e place mondiale, nettement devant les autres villes marocaines étudiées.

La métropole se classe également 593e pour la qualité de vie et 274e pour l’environnement.

De son côté, Rabat affiche un profil relativement équilibré. La capitale se situe au 455e rang pour l’économie, au 413e pour le capital humain et au 579e pour la qualité de vie. Elle se distingue particulièrement dans le domaine environnemental, avec une 144e place mondiale.

Tanger en tête sur le volet environnemental

Tanger obtient, pour sa part, le meilleur classement environnemental parmi les villes marocaines étudiées, avec une 143e position mondiale, juste devant Rabat.

Son classement général est néanmoins marqué par des résultats moins favorables dans d’autres catégories, notamment le capital humain, où elle occupe le 794e rang, et la qualité de vie, avec une 680e place. La ville du Détroit se classe ainsi 622e au niveau mondial.

Agadir arrive juste derrière, au 629e rang mondial. La ville se situe au 727e rang pour l’économie, mais obtient de meilleurs résultats pour le capital humain (564e), la qualité de vie (665e) et l’environnement (523e).

Fès occupe pour sa part la 655e place, devant Marrakech, classée 671e. La capitale spirituelle du Royaume se situe notamment au 631e rang économique et au 647e pour le capital humain. Marrakech se classe respectivement aux 722e et 667e rangs dans ces deux catégories.

Meknès ferme le classement des villes marocaines retenues dans l’indice, avec une 708e place mondiale. Elle occupe le 724e rang pour l’économie, le 754e pour le capital humain et le 807e pour la qualité de vie. Son classement est toutefois plus favorable sur le plan environnemental, avec une 304e position.

Une même note pour la gouvernance

Une particularité concerne le volet gouvernance : Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech et Meknès sont toutes classées au 615e rang.

Cette égalité s’explique par la méthodologie d’Oxford Economics. L’organisme indique que les indicateurs de gouvernance sont mesurés à l’échelle nationale et non municipale, en raison notamment du rôle des gouvernements centraux dans les paramètres pris en compte. Les villes appartenant au même pays obtiennent donc le même résultat pour cette dimension.

L’édition 2026 met ainsi en évidence des profils différents entre les principales villes marocaines. Casablanca s’appuie notamment sur ses performances en matière de capital humain et sur son poids économique, tandis que Rabat et Tanger enregistrent des positions particulièrement favorables dans la dimension environnementale.

Oxford Economics précise que le Global Cities Index 2026 couvre les 1.000 plus grandes villes de 163 pays. L’organisme s’appuie notamment sur la notion de « Functional Urban Areas », qui englobe le centre urbain ainsi que les zones périphériques qui lui sont économiquement liées.

L’institut souligne enfin que les comparaisons d’une édition à l’autre doivent être interprétées avec prudence, la méthodologie et la disponibilité des données pouvant évoluer au fil des années.

Journal Likaa

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