Nador : des projets générateurs de revenus ouvrent la voie à l’autonomie économique de 25 femmes en situation de vulnérabilité

El azhar Bennouna SanaaIl y a 51 minutesDernière mise à jour :
Nador : des projets générateurs de revenus ouvrent la voie à l’autonomie économique de 25 femmes en situation de vulnérabilité

Dans une démarche visant à transformer l’accompagnement social en opportunités économiques concrètes, 25 femmes en situation de vulnérabilité, ayant auparavant été en contact avec l’extrémisme, ont bénéficié d’équipements destinés au lancement de projets générateurs de revenus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’autonomisation sociale et économique des femmes, mis en œuvre par la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus.

La remise des équipements a eu lieu lundi 19 octobre 2026, à la Cité des métiers et des compétences de Nador, au profit de bénéficiaires issues de différentes régions du Royaume. Elles font partie de la deuxième promotion du programme au titre de l’année 2025.

La cérémonie s’est déroulée en présence de responsables locaux, de représentants des autorités judiciaires et administratives, de membres de la société civile ainsi que de partenaires de la Fondation.

Des projets diversifiés pour renforcer l’autonomie économique

Le coût global des projets soutenus dépasse 762 000 dirhams. Ils couvrent plusieurs activités économiques, notamment la couture, la restauration, le commerce, l’élevage de volailles et les services.

Ces initiatives offrent aux bénéficiaires la possibilité de développer leurs compétences et de s’engager dans des activités productives susceptibles de leur assurer des revenus réguliers et de renforcer leur indépendance économique.

Cette action s’inscrit dans une stratégie intégrée de réinsertion sociale et professionnelle, mise en œuvre par la Fondation en collaboration avec ses partenaires, notamment le Centre d’excellence pour la lutte contre l’extrémisme violent « Hedayah » et l’ambassade du Royaume-Uni à Rabat.

Dans ce contexte, le secrétaire général de la préfecture de la province de Nador, Kamal Akir, a souligné que l’autonomisation économique et l’accompagnement constituent deux piliers essentiels de la réinsertion des femmes concernées, compte tenu de leur contribution à la préservation de la dignité humaine et au renforcement de la cohésion sociale.

Il a précisé que ces projets ne se limitent pas à une aide matérielle, mais offrent aux bénéficiaires la possibilité de retrouver confiance en leurs capacités et de construire des parcours professionnels autonomes et productifs, favorisant ainsi leur stabilité sociale et la pérennité de leurs activités économiques.

Un accompagnement social pour construire de nouveaux parcours

Le même responsable a rappelé la contribution de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) dans la province de Nador à la mise en œuvre du projet « Accompagnement et intégration », ainsi qu’au financement de plusieurs projets générateurs de revenus destinés aux catégories concernées.

Cette intervention s’inscrit dans les efforts visant à renforcer l’autonomie économique et à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires.

De son côté, le coordinateur national de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, Abdelouahed Jamali Idrissi, a estimé que l’accompagnement de cette promotion de femmes revêt une dimension humaine et sociale importante. Il témoigne, selon lui, du rôle essentiel du suivi post-carcéral dans la création de nouvelles possibilités de réinsertion.

Il a ajouté que le renforcement des capacités économiques des femmes leur permet de nouer de nouvelles relations sociales et professionnelles avec leur environnement et leur offre davantage de possibilités de contribuer positivement à la société, tout en consolidant les valeurs de tolérance et de solidarité.

Le suivi post-carcéral : du soutien à la reconstruction d’une vie

Le programme d’autonomisation sociale et économique des femmes repose sur une approche de suivi post-carcéral qui prévoit un accompagnement des détenues et de leurs familles pendant la période de détention, puis la poursuite du soutien après leur libération. L’objectif est de faciliter leur retour à la vie sociale et de réunir les conditions nécessaires à une existence digne.

L’importance de cette approche réside dans l’articulation entre la réinsertion et l’accompagnement concret, grâce à des opportunités économiques permettant aux bénéficiaires de surmonter les situations de précarité et de développer leur capacité à subvenir elles-mêmes à leurs besoins, au-delà d’une aide ponctuelle.

La première promotion du programme, au titre de l’année 2024, avait bénéficié à 29 femmes, pour un coût global supérieur à 637 000 dirhams. Ces chiffres témoignent de la continuité de l’initiative et de l’élargissement progressif de son champ d’intervention.

Créée en 2002, la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus poursuit ses efforts en faveur de la réinsertion des détenus, des détenues et des enfants en contact avec la loi, à travers des programmes destinés à améliorer leurs perspectives de retour à la vie sociale et professionnelle.

Ces initiatives confirment que la réinsertion effective nécessite de conjuguer accompagnement social, accès à l’emploi et développement de projets productifs. Une approche qui permet aux bénéficiaires de construire un avenir plus stable tout en renforçant les valeurs de solidarité et la prévention de la précarité et de l’exclusion.

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