Dans le cadre de sa stratégie « Maroc Digital 2030 », le Royaume s’engage résolument dans la transformation numérique de ses services publics, avec pour objectif central : améliorer la qualité de service, raccourcir les délais de traitement et rapprocher l’administration du citoyen
Lancée en février dernier, la plateforme unifiée « Idarati » regroupe près de 600 services numériques et couvre environ 2 700 démarches administratives. Accessible aux citoyens, aux entreprises et aux administrations, cette interface vise à simplifier les procédures et à réduire considérablement les files d’attente. Grâce à des outils d’intelligence artificielle et une interface interactive, les services deviennent plus fluides, plus personnalisés, et plus transparents
Plusieurs secteurs ont déjà franchi un cap important
- Fiscalité : 98 % des déclarations fiscales des entreprises sont désormais réalisées en ligne, ce qui a réduit les délais et renforcé le contrôle
- Justice : la plateforme Mahakim.ma permet de suivre les dossiers civils à distance et de transmettre les pièces numériquement. En 2023, 65 % des procédures y ont été dématérialisées
- Identité numérique : des millions de Marocains utilisent aujourd’hui les plateformes « Mon identité numérique« et identitenumerique.ma pour accéder à une carte d’identité électronique sécurisée
Cependant, des défis persistent. Selon la Cour des comptes (2023–2024), seulement 23 % des services administratifs sont entièrement digitalisés, en dépit de la mise en ligne de 605 services. Parmi les obstacles identifiés : un manque de coordination entre les administrations, une infrastructure numérique inégale, et un faible taux d’adoption dans certaines catégories de la population
Malgré cela, le gouvernement vise, à l’horizon 2030, la digitalisation totale des services publics, la généralisation du guichet unique, et l’adoption généralisée du e-signature. L’ambition est claire : une administration accessible, rapide et centrée sur l’usager, avec un taux de satisfaction citoyenne de 80%




