Le programme national de résorption des bidonvilles enregistre une progression remarquable, triplant presque la cadence annuelle de relogement entre 2022 et 2025.
Le Maroc connaît une dynamique soutenue dans la lutte contre l’habitat insalubre. Selon la ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, le rythme de relogement des familles vivant dans des bidonvilles a connu une progression majeure, passant de 6 200 familles relogées annuellement entre 2018 et 2021 à près de 18 000 par an depuis 2022.
Un rythme de relogement multiplié par trois
Au Parlement, la ministre a souligné une avancée significative dans la mise en œuvre du programme de résorption des bidonvilles, l’un des chantiers sociaux prioritaires du Royaume.
Grâce aux efforts conjoints de l’État, des collectivités territoriales et des opérateurs publics, le nombre de familles relogées a triplé en quelques années, témoignant d’une volonté politique forte et d’un pilotage plus efficace des projets.
Cette accélération s’inscrit dans une vision globale visant à améliorer les conditions de vie, réduire les inégalités urbaines et renforcer la cohésion sociale.
Des villes en tête de la transformation urbaine
Plusieurs agglomérations enregistrent des progrès notables dans l’éradication de l’habitat insalubre. Les villes de :
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Témara,
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Skhirat,
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Salé,
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Grand Casablanca,
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Es-Semara,
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Guercif,
figurent parmi les exemples les plus avancés, bénéficiant d’opérations de relogement structurées et d’un suivi renforcé.
Ces territoires illustrent l’impact direct des programmes d’habitat sur la qualité de vie : accès à des logements décents, intégration urbaine, équipements publics de proximité et réduction des risques socio-économiques liés aux bidonvilles.
Une politique publique à renforcer et à pérenniser
Si les résultats sont encourageants, la ministre rappelle la nécessité de maintenir le rythme des opérations afin d’atteindre les objectifs nationaux.
Le défi ne se limite pas à démanteler les bidonvilles existants, mais également à prévenir l’apparition de nouvelles poches d’habitat informel, en renforçant l’offre de logement abordable, en améliorant la planification urbaine et en consolidant les mécanismes de contrôle.
Cette approche intégrée demeure essentielle pour garantir une urbanisation maîtrisée, inclusive et durable.




