Un accord stratégique pour moderniser la formation des magistrats et accompagner l’évolution des systèmes de justice.
Le Maroc et la Belgique ont signé à Bruxelles un protocole d’accord entre l’Institut supérieur de la magistrature et l’Institut belge de formation judiciaire. Cette initiative traduit une volonté commune d’approfondir la coopération institutionnelle, de partager les expertises et de soutenir l’évolution des systèmes judiciaires face aux défis contemporains.
Une coopération institutionnelle tournée vers la modernisation
La cérémonie de signature s’est tenue au siège de l’Institut belge de formation judiciaire, en présence du directeur général de l’Institut supérieur de la magistrature, Abdel Hanine Touzani, de son homologue belge, Raf Van Ransbeeck, ainsi que de l’ambassadeur du Maroc en Belgique, Mohamed Ameur.
Cette convention marque une étape importante dans la consolidation des relations judiciaires entre les deux pays et reflète une ambition commune : bâtir un modèle de collaboration avancée fondé sur l’échange de compétences et l’harmonisation des pratiques professionnelles.
Des axes de coopération variés et structurants
L’accord couvre un ensemble de domaines stratégiques visant à renforcer la qualité et l’efficacité du travail judiciaire. Parmi les principaux axes figurent :
-
La gestion des institutions de formation judiciaire et le développement de leurs infrastructures pédagogiques ;
-
L’amélioration de la gouvernance et l’élaboration de programmes conjoints de formation ;
-
L’organisation de sessions de formation continue au profit des magistrats des deux pays ;
-
L’accompagnement des évolutions du droit international, des droits humains et de la lutte contre la criminalité organisée ;
-
Le développement des outils de justice numérique, devenus essentiels dans la modernisation des appareils judiciaires.
Ces orientations convergent vers un objectif commun : faire évoluer les systèmes judiciaires marocain et belge en les adaptant aux mutations rapides du monde juridique et technologique.
Des déclarations qui témoignent d’une coopération solide
Pour Abdel Hanine Touzani, cet accord s’inscrit dans une dynamique d’ouverture des institutions judiciaires marocaines sur la scène internationale et dans une volonté continue de renforcer les échanges avec les partenaires étrangers.
Raf Van Ransbeeck, pour sa part, a souligné l’importance de cette collaboration, rappelant que le Maroc reste le seul pays ayant conclu avec la Belgique un accord d’échange de « juges de liaison ». Une preuve de confiance mutuelle et de maturité institutionnelle.
La juge de liaison, Imane El Maliki, a également salué la portée stratégique du protocole, le qualifiant de levier essentiel pour améliorer la gouvernance judiciaire et suivre les évolutions liées à la justice numérique et aux normes internationales.
Une vision prospective pour une justice plus efficace
Cet accord revêt une dimension prospective, puisqu’il vise à créer un espace commun d’apprentissage, d’innovation et d’amélioration des pratiques professionnelles.
En renforçant ainsi leur coopération, le Maroc et la Belgique posent les bases d’un partenariat durable, capable de soutenir la qualité de la justice, de moderniser ses outils et de consolider l’État de droit dans les deux pays.




