L’exécutif confronté à l’impasse parlementaire
PARIS – Face au blocage persistant à l’Assemblée nationale, le gouvernement français a décidé, ce lundi, d’engager sa responsabilité en activant l’article 49.3 de la Constitution afin de faire adopter le projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Une décision assumée mais présentée comme contrainte par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à l’issue du Conseil des ministres.
Une promesse abandonnée face à la paralysie des débats
À l’automne dernier, Sébastien Lecornu s’était pourtant engagé à ne pas recourir au 49.3, affirmant vouloir laisser le Parlement aller « jusqu’au bout » de l’examen budgétaire. Si cette méthode avait permis l’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en décembre, les discussions autour du budget de l’État se sont progressivement enlisées.
Un objectif budgétaire maintenu à 5 % de déficit
Malgré les tensions, le gouvernement affirme maintenir le cap. « Le déficit public sera contenu à 5 % du PIB en 2026 », a assuré le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Le projet de budget exclut toute hausse d’impôt pour les ménages et prévoit le maintien de plusieurs dispositifs sociaux, notamment la prime d’activité et « MaPrimeRénov’ » pour les logements anciens. La surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises, instaurée en 2025, serait prolongée, tout en excluant les entreprises de taille intermédiaire, pour un rendement estimé à huit milliards d’euros.
Vers une adoption début février ?
La balle est désormais dans le camp des parlementaires, appelés à choisir entre une sortie de crise ou une nouvelle période d’instabilité politique.




