Une grève nationale des enseignants-chercheurs est menée dans l’ensemble des établissements publics d’enseignement supérieur au Maroc les 3 et 4 mars 2026, à l’initiative du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup). Ce mouvement s’inscrit dans le cadre des discussions autour du projet de loi 59.24 relatif à la réforme du secteur.
Origine et revendications
Le syndicat dénonce :
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Une exclusion de la concertation sur le projet de loi 59.24.
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Une méthode de réforme imposée, jugée contraire aux pratiques participatives initialement promises.
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Le rejet d’un texte perçu comme un recul pour le système universitaire et ses acquis historiques et institutionnels.
Les revendications principales incluent :
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Généralisation des neuf années d’ancienneté fictive pour les enseignants.
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Exonération de la recherche scientifique de l’impôt.
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Engagement du ministère à fournir un calendrier précis pour la mise en œuvre des mesures.
Portée et impact du mouvement
Le boycott ne se limite pas aux cours : il concerne l’ensemble des activités pédagogiques, scientifiques et administratives, ainsi que certaines structures clés des filières et parcours de formation.
Le SNESup prévoit également la possibilité d’un sit-in devant le Parlement, afin d’inscrire le conflit dans l’espace public et politique.
Réactions politiques
Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a exprimé son rejet du projet de loi, dénonçant :
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L’absence de concertation avec les enseignants.
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Une orientation gouvernementale jugée régressive pour l’université publique.
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Une réforme conduite en dissonance avec les référentiels constitutionnels.
Conséquences pratiques
Cette grève risque de perturber :
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Le déroulement normal des cours et examens.
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Les activités de recherche et réunions scientifiques.
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La planification des filières et parcours de formation dans plusieurs établissements.
Le mouvement reflète un malaise profond dans le secteur universitaire et la volonté des enseignants-chercheurs d’imposer un dialogue concret et structuré autour de leurs conditions d’exercice et de l’avenir de l’université publique.




