Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé que plus d’un million de demandes de régularisation avaient été déposées dans le cadre du vaste plan lancé par son gouvernement en avril pour les étrangers en situation irrégulière. Initialement, l’exécutif estimait que cette mesure concernerait près de 500.000 personnes, mais le nombre de dossiers déposés a largement dépassé les prévisions.
Les autorités disposent désormais de trois mois pour examiner les demandes et décider de l’octroi ou non d’un permis de séjour et de travail valable uniquement en Espagne. Les candidats devaient justifier d’au moins cinq mois de présence sur le territoire au 1er janvier 2026 et présenter un casier judiciaire vierge.
Pedro Sánchez a défendu cette initiative, estimant qu’elle constitue une mesure favorable à l’économie espagnole et aux droits humains, tout en reconnaissant les défis liés à l’intégration. Il a également annoncé la création d’un Plan d’intégration et de citoyenneté, doté de 500 millions d’euros pour sa première année, afin de favoriser l’insertion des personnes régularisées.
Cette politique migratoire, qui tranche avec le durcissement observé dans plusieurs pays européens, est vivement critiquée par les partis d’opposition, notamment le Parti populaire et Vox.
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