Dominique Boutonnat relaxé en appel dans l’affaire d’agression sexuelle sur son filleul

MOHAMED YAZID BENNOUNA3 juillet 2026Dernière mise à jour :
Dominique Boutonnat relaxé en appel dans l’affaire d’agression sexuelle sur son filleul

La cour d’appel de Versailles a relaxé, ce vendredi, Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), poursuivi pour une agression sexuelle présumée sur son filleul lors de vacances en Grèce en 2020.

Cette décision marque un revirement par rapport au jugement rendu en première instance. En juin 2024, Dominique Boutonnat avait été condamné à un an de prison ferme, tandis que le parquet général avait, lors du procès en appel, requis trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, estimant que l’ancien dirigeant demeurait dans une « posture de déni ».

En rendant son arrêt, la présidente de la cour a estimé que la culpabilité de Dominique Boutonnat n’était pas suffisamment établie, soulignant plusieurs contradictions relevées dans les déclarations du plaignant. La juridiction a ainsi prononcé sa relaxe pour l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés.

Les accusations portaient sur des faits présumés survenus durant l’été 2020, alors que le plaignant, âgé de 21 ans à l’époque, séjournait dans la résidence de son parrain en Grèce. Ce dernier affirmait avoir été victime d’attouchements à caractère sexuel après une baignade nocturne.

Au cours de la procédure, Dominique Boutonnat a toujours contesté les accusations. Il a néanmoins reconnu certains gestes, notamment avoir photographié son filleul nu après la baignade et l’avoir embrassé, tout en affirmant que ces actes avaient été mal interprétés ou étaient consentis.

À la tête du CNC entre 2019 et 2024, Dominique Boutonnat avait quitté ses fonctions après sa condamnation en première instance. Son mandat avait notamment été marqué par la mise en œuvre de dispositifs destinés à prévenir les violences sexuelles dans l’industrie du cinéma.

À l’issue du verdict, ses avocates ont salué une décision qui, selon elles, innocente totalement leur client après plusieurs années de procédure. De son côté, l’avocate du plaignant n’a pas souhaité faire de commentaire à l’annonce de l’arrêt.

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