À l’occasion de la Journée internationale des coopératives, le Comité provincial du développement humain de Médiouna a organisé, vendredi, un atelier au Centre local des compétences sous le thème « L’économie sociale et solidaire : Pour un développement inclusif et durable ». Cette rencontre visait à renforcer le tissu coopératif local et à accompagner les jeunes porteurs de projets dans le développement de leurs activités.
Inscrite dans le cadre de la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), notamment son programme dédié à l’amélioration des revenus et à l’inclusion économique des jeunes, cette initiative a réuni plusieurs acteurs institutionnels afin de partager leurs expertises et d’offrir des outils concrets aux coopératives.
Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques essentielles, notamment la gouvernance, la gestion administrative et financière, l’amélioration de la qualité des productions, le marketing des produits du terroir, ainsi que les mécanismes d’accès aux financements publics et aux différentes subventions.
Le chef du service de l’amélioration du revenu et de l’inclusion économique des jeunes à la Division de l’action sociale de Médiouna, Abdessalam Lamine, a souligné que la pérennité des coopératives passe par l’adoption de méthodes de gestion modernes. Il a rappelé que l’INDH accompagne activement les coopératives tout au long de leur développement, avec une attention particulière accordée aux jeunes et aux femmes, aussi bien en milieu rural que périurbain.
De son côté, le directeur provincial de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) a présenté les différents dispositifs d’accompagnement et les opportunités de financement disponibles, mettant en avant le rôle central de l’INDH dans le soutien aux porteurs de projets.
L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a également pris part aux travaux. Son ingénieure, Ilham Kibou, a rappelé que l’établissement ne se limite pas à un rôle de contrôle sanitaire, mais accompagne également les coopératives dans l’obtention des agréments et certificats indispensables à la commercialisation de leurs produits sur le marché.
Pour sa part, le délégué régional de l’Office du développement de la coopération (ODCO) pour Casablanca-Settat, Bouchaïb Hanani, a mis en avant le rôle économique et social des coopératives dans la région. Il a indiqué que Casablanca-Settat compte aujourd’hui 6.033 coopératives, actives dans des secteurs variés tels que l’agriculture, l’artisanat, les services, la gestion des déchets, le tourisme ou encore la pêche.
Il a également souligné la place grandissante des femmes dans ce modèle économique. Selon les statistiques de l’ODCO, la région recense 686 coopératives féminines regroupant 4.571 adhérentes. Casablanca arrive en tête avec 199 coopératives, devant El Jadida (171), Sidi Bennour (75), Benslimane (63), Settat (48), Berrechid (42), Mohammedia (39), Nouaceur (25) et Médiouna (24).
La majorité de ces structures évoluent dans le secteur de l’artisanat, avec 401 coopératives, suivies de l’agriculture (192), de la pêche (37), du commerce de détail (26) et de la vente de produits alimentaires (14).
À travers cette rencontre, les organisateurs ont réaffirmé leur volonté de faire de l’économie sociale et solidaire un véritable levier de développement local, en favorisant l’autonomie économique, la création d’emplois et l’amélioration durable des conditions de vie des jeunes et des femmes.
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