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Sahel, juin 2025 — Ces dernières semaines, les groupes djihadistes actifs dans la région du Sahel ont considérablement renforcé leurs offensives contre les forces armées nationales, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Ces attaques, menées avec une coordination et une violence accrues, visent postes militaires, convois logistiques et infrastructures stratégiques
Selon des sources sécuritaires locales, plusieurs dizaines de soldats ont péri dans des embuscades ou des assauts directs. À cela s’ajoutent des pertes matérielles importantes, affaiblissant les capacités opérationnelles de certaines armées déjà sous-équipées et en manque de soutien aérien
Au-delà du terrain militaire, ce regain de violence a un impact humain considérable. Des centaines de familles ont été contraintes de fuir leurs villages, souvent à pied, sans accès à l’eau, à la nourriture ou aux soins. Les organisations humanitaires s’alarment d’un accroissement des besoins essentiels dans des zones de plus en plus difficiles d’accès
« Nous assistons à une détérioration rapide de la situation humanitaire, dans un silence presque total », déplore un coordinateur du Croissant-Rouge présent à la frontière malienne
Les écoles ferment, les marchés sont désertés, les structures de santé locales sont souvent la cible de pillages. Les civils, pris en étau entre les groupes armés et les opérations militaires, vivent dans une insécurité permanente
Sur le plan stratégique, les coopérations régionales, autrefois portées par le G5 Sahel, sont de plus en plus fragiles, notamment depuis le retrait de plusieurs partenaires internationaux. Le manque de coordination entre les armées locales favorise l’expansion des groupes terroristes, qui tirent parti de la porosité des frontières pour renforcer leur emprise
Dans ce contexte, les experts appellent à une approche globale, combinant actions sécuritaires, initiatives de développement et soutien humanitaire d’urgence











