![]()
Gaza, juin 2025. Pas de rires d’enfants, pas de parfums d’encens ni de tables garnies. Ce 08 juin, l’Aïd el-Kébir — la fête du sacrifice — s’ouvre à Gaza dans un paysage de désolation. Les bombardements israéliens continuent de frapper l’enclave palestinienne, transformant une fête sacrée en un jour de survie
Un Aïd de cendres et de silence
À Khan Younès, Rafah, ou encore Gaza-ville, les prières de l’Aïd se déroulent à l’ombre des gravats. Des mosquées éventrées accueillent les fidèles, parfois à ciel ouvert. Les cris des enfants ne résonnent plus dans les ruelles, ou alors ce sont ceux de la peur. Aucun sacrifice rituel ne peut être accompli : les rares moutons qui restaient ont disparu des marchés, et la viande, quand elle existe, est devenue un luxe inabordable
Faim, soif et deuil : le triptyque infernal
Selon les organisations humanitaires, plus de 80 % de la population souffre de malnutrition sévère. L’eau potable manque cruellement. Les hôpitaux sont débordés, ciblés, ou à l’arrêt. Et les morgues, elles, ne désemplissent pas. Depuis le début de l’année, les frappes ont fait des milliers de morts, parmi lesquels de nombreux enfants
L’impossible répit
Alors que les appels au cessez-le-feu se multiplient dans les plusieurs capitales mondiales, le terrain reste figé dans l’horreur. Israël maintient ses opérations, affirmant cibler les infrastructures du Hamas. Mais les civils paient, eux, le prix du chaos. Aucun couloir humanitaire n’a été sécurisé de manière durable. Les rares aides qui franchissent la frontière sont dérisoires face à l’ampleur des besoins
Une fête réduite à une prière muette
Dans les camps de fortune, entre les tentes et les bâtiments éventrés, l’Aïd ne ressemble plus à une fête. Il est devenu un moment de recueillement, un instant suspendu pour penser aux morts, à ceux qu’on ne retrouvera pas. Un silence religieux domine Gaza,pas celui de la paix, mais celui de l’épuisement











