Un Aïd el-Kébir sous blocus, entre faim et détresse

EL AZHAR BENNOUNA SANAA8 يونيو 2025آخر تحديث :
Palestinians examine the rubble of their house to find their belongings that are usable during the 48th day Palestinians examine the rubble of their house to find their belongings that are usable during the 48th day of the attacks in Deir al-Balah, Gaza on November 23, 2023. Photo by Omar Ashtawy apaimages Gaza city Gaza Strip Palestinian Territory 231123_Dair_El-Balah_OSH_003 Copyright: xapaimagesxOmarxAshtawyxxapaimagesx

Loading

Gaza, juin 2025. Pas de rires d’enfants, pas de parfums d’encens ni de tables garnies. Ce 08 juin, l’Aïd el-Kébir — la fête du sacrifice — s’ouvre à Gaza dans un paysage de désolation. Les bombardements israéliens continuent de frapper l’enclave palestinienne, transformant une fête sacrée en un jour de survie

Un Aïd de cendres et de silence

À Khan Younès, Rafah, ou encore Gaza-ville, les prières de l’Aïd se déroulent à l’ombre des gravats. Des mosquées éventrées accueillent les fidèles, parfois à ciel ouvert. Les cris des enfants ne résonnent plus dans les ruelles, ou alors ce sont ceux de la peur. Aucun sacrifice rituel ne peut être accompli : les rares moutons qui restaient ont disparu des marchés, et la viande, quand elle existe, est devenue un luxe inabordable

Faim, soif et deuil : le triptyque infernal

Selon les organisations humanitaires, plus de 80 % de la population souffre de malnutrition sévère. L’eau potable manque cruellement. Les hôpitaux sont débordés, ciblés, ou à l’arrêt. Et les morgues, elles, ne désemplissent pas. Depuis le début de l’année, les frappes ont fait des milliers de morts, parmi lesquels de nombreux enfants

L’impossible répit

Alors que les appels au cessez-le-feu se multiplient dans les plusieurs capitales mondiales, le terrain reste figé dans l’horreur. Israël maintient ses opérations, affirmant cibler les infrastructures du Hamas. Mais les civils paient, eux, le prix du chaos. Aucun couloir humanitaire n’a été sécurisé de manière durable. Les rares aides qui franchissent la frontière sont dérisoires face à l’ampleur des besoins

Une fête réduite à une prière muette

Dans les camps de fortune, entre les tentes et les bâtiments éventrés, l’Aïd ne ressemble plus à une fête. Il est devenu un moment de recueillement, un instant suspendu pour penser aux morts, à ceux qu’on ne retrouvera pas. Un silence religieux domine Gaza,pas celui de la paix, mais celui de l’épuisement

اترك تعليق

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *


شروط التعليق :

عدم الإساءة للكاتب أو للأشخاص أو للمقدسات أو مهاجمة الأديان أو الذات الالهية. والابتعاد عن التحريض الطائفي والعنصري والشتائم.