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Alors que les combats ne cessent de ravager la bande de Gaza, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré, jeudi depuis les États-Unis, être disposé à entamer des négociations pour un cessez-le-feu permanent, dès le début d’une éventuelle trêve de 60 jours avec le Hamas
Cette déclaration intervient dans un contexte de discussions indirectes à Doha, sous médiation du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis. Netanyahu a cependant posé plusieurs conditions préalables, dont le désarmement complet du Hamas et la démilitarisation totale de Gaza. À défaut d’un accord, le chef du gouvernement israélien affirme que son pays reprendra la guerre « par la force de son armée »
Le Hamas, de son côté, a dénoncé l’intransigeance d’Israël dans les négociations, tout en réitérant son refus d’un accord qui permettrait à l’armée israélienne de maintenir sa présence sur le territoire. Le mouvement palestinien insiste également sur la nécessité d’un cessez-le-feu permanent, encadré par des garanties internationales, et sur la remise de la gestion de l’aide humanitaire à des organisations onusiennes et reconnues
Sur le terrain, la situation reste tragique. En 24 heures, 64 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes, selon la Défense civile de Gaza. Parmi eux, huit enfants ont péri devant une clinique à Deir el-Balah, et trois autres ont été tués avec leur mère à Khan Younès. Les bilans, transmis par les autorités locales, ne peuvent être confirmés de manière indépendante, du fait des restrictions d’accès aux médias
Depuis le début de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque inédite du Hamas, plus de 57.700 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé du Hamas, tandis que 1.219 personnes ont perdu la vie côté israélien
Pendant ce temps, les proches des 49 otages encore détenus à Gaza continuent d’exiger leur libération. Netanyahu affirme vouloir leur retour, mais rappelle que « ce n’est pas entre les mains d’Israël »
Dans ce contexte tendu, un accord sur une trêve de 60 jours, incluant la libération progressive d’otages vivants et le rapatriement de dépouilles, est toujours en discussion. L’ONU, de son côté, a enfin pu faire entrer 75.000 litres de carburant à Gaza, une première depuis 130 jours, bien que cette quantité soit largement insuffisante face aux besoins de la population











