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Alors que le blocus israélien sur la bande de Gaza entre dans son 133e jour consécutif, le bureau médiatique gouvernemental du territoire palestinien tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : 1,25 million de personnes vivent dans des conditions de “faim catastrophique“. Parmi elles, plus de 650 000 enfants sont directement menacés par la détérioration dramatique des conditions de vie
Une famine organisée
Depuis plus de trois mois, Israël empêche totalement l’entrée de nourriture, de médicaments et de carburant dans l’enclave. Selon les autorités locales, cette situation résulte d’une politique de “famine délibérée” : l’occupation interdit notamment l’entrée de farine, de lait pour nourrissons et de matériel médical. Conséquence : le nombre de morts liées à la faim et au manque de soins ne cesse d’augmenter
96 % de la population confrontée à l’insécurité alimentaire
Le tableau est alarmant : 96 % de la population gazaouie souffre d’insécurité alimentaire, alors que les réserves s’épuisent et que les infrastructures sont détruites. Le gouvernement local dénonce des crimes de guerre et une politique d’extermination lente, dont sont victimes les 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza
Une crise sanitaire et environnementale majeure
La municipalité de Gaza alerte également sur des risques environnementaux croissants, liés à la pollution des plages par les eaux usées. Ces dernières sont désormais déversées directement en mer, les stations de traitement et les réseaux de pompage ayant été détruits par les frappes israéliennes. L’ONU, via l’UNRWA, tire aussi la sonnette d’alarme : plus d’eau potable, plus de savon, impossibilité de laver les enfants











