Chypre : 51 ans après le coup d’État du 15 juillet 1974, l’île reste divisée

EL AZHAR BENNOUNA SANAA15 يوليو 2025آخر تحديث :
Chypre : 51 ans après le coup d’État du 15 juillet 1974, l’île reste divisée

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Le 15 juillet 2025 à 8h20, les sirènes ont retenti dans toute la République de Chypre. Ce moment symbolique marque le 51e anniversaire du coup d’État militaire de 1974, qui avait provoqué la chute du président Makários III et déclenché l’invasion turque du nord de l’île cinq jours plus tard. Cinquante et un ans après les événements, Chypre demeure divisée entre une partie nord occupée par la Turquie et un sud administré par la République de Chypre, reconnue internationalement

Depuis New York, où il participe à une conférence internationale sur l’avenir de l’île, le président chypriote Níkos Christodoulídis a adressé un message solennel à ses concitoyens. Il a évoqué « un traumatisme toujours vivant » et réaffirmé l’engagement de la République à « préserver la démocratie et éviter que la division ne s’enracine à jamais dans la mémoire et le territoire chypriotes »

Des cérémonies officielles ont eu lieu à travers l’île : dépôts de gerbes, hommages aux victimes, messes et rassemblements populaires. Le chef de l’État a lui-même déposé une couronne au Monument de la démocratie et de la résistance, dans les jardins du palais présidentiel à Nicosie

Le coup d’État du 15 juillet 1974 avait été orchestré par la Garde nationale chypriote, alors sous l’influence de la junte militaire grecque, dans l’objectif d’unifier Chypre avec la Grèce (l’Enosis). Le président Makários, chef de l’Église orthodoxe et fervent défenseur de l’indépendance, avait été contraint à l’exil. La junte avait désigné Níkos Sampsón, un partisan de l’annexion, pour diriger le pays

Le 20 juillet 1974, la Turquie réagit en lançant une première offensive militaire, justifiée par la protection de la minorité turque de l’île. Du 13 au 16 août, une seconde opération, baptisée Atilla II, permet à l’armée turque de prendre le contrôle de 36 % du territoire chypriote, incluant la ville de Famagouste et la partie nord de Nicosie

Aujourd’hui encore, cette zone est administrée par la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par Ankara. Malgré les efforts diplomatiques de l’ONU, de l’Union européenne et de multiples médiateurs, aucun accord politique durable n’a été trouvé. La division de l’île demeure un symbole persistant de conflit gelé en Méditerranée orientale

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