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Dans un contexte de bombardements intensifiés, de déplacements massifs et de destruction continue, les Nations Unies ont renouvelé leur appel à un acheminement humanitaire sûr, durable et sans entrave vers la bande de Gaza
Lors d’une conférence de presse tenue lundi soir, Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, a déclaré : « Nous continuons de recevoir des rapports alarmants faisant état de personnes gravement mal nourries arrivant dans des hôpitaux dans des conditions sanitaires critiques »
Une population prise au piège
Dujarric a révélé que 87,7 % du territoire de Gaza est désormais classé comme zone d’évacuation ou sous ordre d’évacuation, laissant environ 2,1 millions de civils piégés dans un espace fragmenté, dénué de services de base
Plus de 1,3 million de personnes ont urgemment besoin d’abris, d’eau potable, de nourriture et de produits d’hygiène. Les conditions météorologiques extrêmes, la chaleur humide, la surpopulation, ainsi que le démantèlement régulier des abris de fortune aggravent la crise
Un blocus humanitaire étouffant
Depuis plus de quatre mois, aucun matériel de construction n’a été autorisé à entrer dans la bande de Gaza, alors que les abris temporaires se détériorent rapidement. Par ailleurs, la pénurie de carburant entrave gravement les opérations de secours, de logistique et le fonctionnement des hôpitaux
Les agences onusiennes insistent sur la nécessité de protéger les civils et d’assurer un flux continu d’aide humanitaire, alors que le spectre de la famine menace désormais l’ensemble de la population de Gaza











