La FFF rejette les accusations de discrimination après les deux refus opposés à Abdeslam Ouaddou

MOHAMED YAZID BENNOUNA22 août 2026Dernière mise à jour :
La FFF rejette les accusations de discrimination après les deux refus opposés à Abdeslam Ouaddou

La Fédération française de football (FFF) a rejeté les accusations de discrimination formulées par l’entraîneur franco-marocain Abdeslam Ouaddou, après son double refus d’admission au prestigieux Brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF).

Interrogée par L’Équipe, la Direction technique nationale de la FFF a assuré que l’origine des candidats n’intervenait pas dans le processus de sélection.

La FFF défend son processus de sélection

Laurent Chatrefoux, membre de la Direction technique nationale, a expliqué que prendre en compte l’origine d’un candidat dans une procédure de sélection serait illégal et contraire aux valeurs défendues par la Fédération.

La FFF rappelle également que la sélection est particulièrement compétitive. Environ 40 entraîneurs se portent candidats chaque année pour seulement 10 places disponibles.

Les décisions reposent notamment sur deux épreuves orales, au cours desquelles sont évaluées la motivation des candidats ainsi que leur capacité à préparer et présenter une séance tactique.

Ouaddou dénonce un manque de diversité

Abdeslam Ouaddou avait publiquement exprimé sa frustration après avoir été refusé à deux reprises pour le BEPF. Le technicien franco-marocain estime que le football français doit davantage favoriser la diversité parmi les entraîneurs occupant les postes les plus élevés.

« Quand la FFF comprendra que les entraîneurs doivent être un peu plus diversifiés, nous aurons progressé », avait-il déclaré.

Ouaddou considère ainsi que la faible diversité dans les postes d’entraîneurs de haut niveau constitue un problème qui mérite d’être abordé par les instances du football français.

Un parcours déjà reconnu par la Fédération

La FFF souligne de son côté qu’Ouaddou a déjà obtenu le BEF ainsi que le DES dans le système français, sans rencontrer de problème particulier lors de ces formations.

La Fédération estime donc que son parcours démontre que ses structures restent accessibles aux entraîneurs issus de différents horizons.

Jacky Bonnevay, qui connaît Ouaddou depuis leur passage commun à Nancy, s’est également déclaré surpris par les déclarations du technicien. Il avait notamment conseillé à l’ancien international marocain de chercher des opportunités à l’étranger lorsque les possibilités en France étaient limitées.

Ouaddou poursuit sa carrière à l’étranger

Actuellement entraîneur des Orlando Pirates en Afrique du Sud, Abdeslam Ouaddou poursuit donc sa carrière loin du championnat français.

Son absence du BEPF demeure toutefois un obstacle pour exercer certaines fonctions d’entraîneur professionnel en France. Le débat autour de son parcours met ainsi en lumière la question plus large de l’accès aux diplômes les plus élevés et de la diversité dans le football français.

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