Mondial 2030 : la FIFA rappelle qu’aucune décision n’a été prise pour la finale

MOHAMED YAZID BENNOUNA12 septembre 2026Dernière mise à jour :
Mondial 2030 : la FIFA rappelle qu’aucune décision n’a été prise pour la finale

La course à l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030 reste ouverte. Alors que le Maroc, l’Espagne et le Portugal se préparent à accueillir conjointement la compétition, la FIFA a rappelé vendredi 11 septembre qu’aucune décision n’avait encore été arrêtée concernant le stade qui recevra le match décisif.

Cette mise au point intervient après des déclarations de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et membre du Conseil de la FIFA, affirmant que la finale aurait lieu dans la province de Benslimane.

La FIFA temporise

Interrogée sur ces déclarations, l’instance dirigeante du football mondial a confirmé que sa position demeurait inchangée : le choix du stade de la finale interviendra en temps voulu.

La FIFA écarte ainsi toute confirmation anticipée et maintient ouverte la compétition entre les différents stades candidats.

Au Maroc, le principal projet est le futur stade Hassan II de Benslimane, dont la capacité annoncée avoisine 115.000 places. En Espagne, le Santiago Bernabéu de Madrid apparaît comme l’un des principaux prétendants à l’accueil de la finale.

Benslimane, le pari marocain

Le futur stade Hassan II constitue l’un des principaux arguments du Maroc dans cette compétition. Avec sa capacité exceptionnelle et son ambition architecturale, l’enceinte doit devenir l’un des grands équipements sportifs du Royaume.

Les déclarations de Fouzi Lekjaa ont toutefois pris une dimension particulière puisqu’elles ont été prononcées dans le contexte de la campagne électorale, le responsable de la FRMF étant également membre du bureau politique du Parti Authenticité et Modernité (PAM).

Il avait alors assuré que Benslimane accueillerait la finale du Mondial 2030, affirmant que cette décision devait intervenir « que cela plaise ou non à certains ».

L’Espagne entend rester dans la course

Madrid n’entend de son côté pas renoncer à ses ambitions. Rafael Louzán, président de la Fédération royale espagnole de football, a rejeté toute idée d’un retrait de l’Espagne dans la course à l’organisation de la finale.

Le dirigeant espagnol rappelle que la candidature repose sur des accords officiels entre les trois pays hôtes, leurs gouvernements et les fédérations concernées.

Selon lui, l’Espagne dispose des infrastructures et de l’expérience nécessaires pour accueillir le match le plus prestigieux de la compétition.

Le débat dépasse ainsi les capacités des deux pays et s’inscrit également dans les négociations qui doivent déterminer la répartition des rencontres au sein de la candidature commune.

Akhannouch appelle à la prudence

Au Maroc, les déclarations de Fouzi Lekjaa ont également suscité des appels à la retenue.

Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch avait appelé à respecter les partenaires espagnol et portugais et à ne pas anticiper une décision qui relève du cadre de gouvernance de la candidature commune.

Il avait également mis en garde contre l’utilisation politique ou électorale des grands projets nationaux, rappelant que la construction du stade Hassan II découle d’une décision royale et que son financement relève des ressources de l’État.

Benslimane face au Bernabéu

Le duel oppose désormais principalement deux enceintes emblématiques : le futur stade Hassan II de Benslimane, avec ses quelque 115.000 places projetées, et le Santiago Bernabéu, modernisé ces dernières années et doté d’une forte dimension historique et symbolique.

Le sujet fait également réagir les grandes figures du football. José Mourinho a récemment exprimé sa préférence pour Madrid, estimant que le stade du Real Madrid réunit les caractéristiques historiques, sportives et symboliques nécessaires pour accueillir une finale de Coupe du monde.

Le technicien portugais a toutefois reconnu qu’il aurait également apprécié voir la finale se tenir à Lisbonne.

Une décision encore attendue

La candidature commune prévoit actuellement neuf sites en Espagne, six au Maroc et trois au Portugal.

Les prochaines réunions de la FIFA ainsi que les visites techniques doivent permettre de poursuivre l’évaluation des infrastructures et de préciser l’organisation de la compétition.

Pour l’heure, la règle est donc claire : aucune décision officielle n’a encore été prise sur le lieu de la finale du Mondial 2030. La bataille entre Benslimane et Madrid reste ainsi pleinement ouverte.

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