À l’approche des élections législatives du 23 septembre, le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah, revient sur le contexte politique entourant le scrutin, les préparatifs de sa formation et ses ambitions pour la prochaine étape de la vie politique nationale.
Un scrutin dans un contexte national particulier
Pour Nabil Benabdellah, les prochaines élections interviennent alors que le Maroc se prépare à accueillir de grands événements sportifs internationaux, notamment la Coupe du monde, qui devrait attirer l’attention du monde entier sur le Royaume.
Le secrétaire général du PPS estime toutefois que cette dynamique doit bénéficier à l’ensemble du territoire national et s’accompagner d’une mise en valeur des progrès réalisés en matière de démocratie, de droits de l’Homme et de justice socio-spatiale.
Il considère également que le scrutin se déroule dans un contexte marqué par un « rejet populaire » du gouvernement actuel, qu’il lie notamment à la hausse du coût de la vie, à la dégradation du pouvoir d’achat et au sentiment d’une insuffisante capacité des institutions élues à améliorer concrètement le quotidien des citoyens.
Le PPS mise sur une nouvelle génération de candidats
Pour ces élections, le PPS entend s’appuyer sur des profils renouvelés et qualifiés, avec une présence importante de jeunes, de femmes, de cadres et de différentes compétences professionnelles.
Le parti compte également sur des acteurs associatifs et des militants expérimentés disposant d’une forte connaissance du terrain.
Parallèlement à cette ouverture à de nouvelles figures, la formation prévoit de renouveler sa confiance à certains de ses députés, notamment ceux qui se sont distingués par leur présence dans leurs circonscriptions et leur engagement sur le terrain.
L’intégrité comme premier critère
Nabil Benabdellah affirme que la sélection des candidats repose avant tout sur les critères de rectitude et d’intégrité.
Le PPS entend ainsi se démarquer des pratiques visant uniquement à maximiser le nombre de sièges obtenus, sans considération pour les principes éthiques de l’action politique.
Le parti affirme également ne pas vouloir cautionner des candidats faisant l’objet de soupçons de corruption, en plaçant la crédibilité et la probité au centre de sa stratégie électorale.
Le PPS vise une place centrale dans le prochain paysage politique
Interrogé sur les ambitions de son parti, Nabil Benabdellah estime que le PPS dispose des capacités nécessaires pour assumer des responsabilités gouvernementales tout en restant fidèle à son référentiel de gauche progressiste.
Il souligne la volonté de la formation de s’adapter à l’évolution de la société marocaine et aux constantes constitutionnelles, sans renoncer à ses principes fondamentaux.
Le secrétaire général rappelle par ailleurs que le PPS a exercé, au cours des cinq dernières années, une opposition qu’il qualifie de responsable, patriotique et démocratique, en mettant notamment l’accent sur les difficultés socio-économiques, la cherté de la vie et certaines dérives de l’action publique.
Le parti espère un « sursaut » électoral
Le PPS compte désormais sur une forte participation électorale pour renforcer sa position dans le futur paysage politique.
Nabil Benabdellah espère ainsi réaliser un « sursaut » qui permettrait à son parti d’accéder aux premiers rangs de la scène politique nationale et d’ouvrir la voie à une nouvelle alternative démocratique.
Cette alternative, selon lui, devrait permettre de poursuivre le développement du Maroc tout en veillant à ce qu’aucune catégorie de la société ne soit laissée en marge.
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