À l’approche des élections législatives du 23 septembre, les jeunes de la région Dakhla-Oued Eddahab occupent une place croissante dans la vie publique à travers l’engagement associatif, les initiatives citoyennes et l’action politique.
Dans cette région à forte composante jeune, la question dépasse désormais la seule participation au vote. Elle concerne également l’implication des nouvelles générations dans le débat public, l’élaboration des programmes et l’accès aux responsabilités électives.
Une présence croissante dans la vie publique
Pour Ayoub Ben Sakia, jeune acteur politique, la participation des nouvelles générations est déjà visible à travers leur présence dans les organisations de jeunesse, les forums et les différentes structures de la société civile.
Cette implication doit toutefois aller au-delà de l’adhésion aux formations politiques ou de la mobilisation durant les campagnes électorales. Elle doit également se traduire, selon lui, par une présence accrue des jeunes sur les listes de candidatures et par leur participation à la conception des programmes politiques.
Il insiste également sur l’importance de développer la communication numérique avec cette catégorie, notamment à travers les plateformes qu’elle utilise au quotidien, afin de renforcer les échanges et de favoriser son implication dans le débat public.
Emploi, éducation et santé au cœur des préoccupations
Sur le plan socio-économique, l’emploi figure parmi les principales préoccupations des jeunes de la région, aux côtés de l’éducation et de la santé.
Ayoub Ben Sakia plaide également pour un soutien renforcé à l’entrepreneuriat, à l’auto-emploi et aux très petites entreprises, considérés comme des leviers susceptibles de favoriser la création de valeur ajoutée et de nouvelles opportunités professionnelles.
La confiance comme moteur de l’engagement
De son côté, Youssef Karkab, acteur associatif, souligne la présence soutenue des jeunes dans la vie politique régionale.
Selon lui, leurs ambitions ont évolué : les nouvelles générations ne souhaitent plus se limiter à une présence symbolique dans le paysage politique, mais veulent pouvoir faire entendre leurs propositions et participer à leur concrétisation sur le terrain.
Il considère que la confiance constitue l’un des principaux facteurs permettant d’élargir cette participation.
Cette confiance dépend à la fois de la crédibilité des candidats et de leur capacité à proposer des programmes répondant aux préoccupations réelles des jeunes, mais aussi de la volonté des partis politiques de faire davantage confiance aux jeunes compétences.
De nouveaux profils pour rapprocher les jeunes de la politique
La présence de jeunes candidats et l’émergence de nouveaux profils ayant réussi dans la gestion de la chose publique pourraient également encourager davantage de jeunes à s’engager politiquement.
Pour Youssef Karkab, ces parcours démontrent que les nouvelles générations peuvent accéder aux responsabilités et contribuer concrètement à la gestion des affaires publiques.
Ils peuvent ainsi contribuer à rapprocher les jeunes de l’action politique et à renforcer leur confiance dans les institutions représentatives.
Logement, enseignement supérieur et secteurs porteurs
Au-delà de l’emploi, les jeunes de Dakhla-Oued Eddahab accordent une importance particulière au logement et à l’enseignement supérieur.
L’accès aux opportunités offertes par les secteurs à fort potentiel de la région constitue également une priorité, notamment dans la pêche maritime et le tourisme.
L’enjeu consiste ainsi à mieux faire correspondre les politiques publiques, les formations proposées aux jeunes et les besoins économiques du territoire.
Les législatives comme nouvelle étape
Les élections du 23 septembre constituent une nouvelle occasion de renforcer la participation des jeunes dans la vie publique de Dakhla-Oued Eddahab.
Au-delà de la mobilisation dans les bureaux de vote, le véritable défi réside dans la création de conditions permettant aux nouvelles générations de participer davantage à la décision publique, à l’élaboration des politiques et à la gestion des affaires locales et nationales.
La valorisation de leur engagement pourrait ainsi contribuer à renforcer la dynamique politique, sociale et économique de la région.
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