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Ce lundi matin, les autorités publiques ont entamé une campagne de démolition de plusieurs immeubles situés dans l’ancienne médina de Casablanca, notamment dans le secteur de Bahira. Parmi les bâtiments concernés figure l’immeuble historique de la famille du militant Haj Ali El Manouzi, suscitant l’indignation et l’incompréhension des habitants
Les familles résidentes ainsi que les commerçants ont été contraints de quitter les lieux dimanche soir, après avoir reçu des ordres verbaux de la part des autorités locales les informant du lancement imminent des opérations de démolition
Ce lundi matin, des bulldozers accompagnés d’un important dispositif sécuritaire ont entamé la destruction d’un premier immeuble adjacent à celui de la famille El Manouzi
Présente sur place, la famille a exprimé sa vive opposition, dénonçant une opération menée sans autorisation légale de démolition. Abdelkarim El Manouzi a précisé à la presse que des documents officiels et une expertise judiciaire prouvent la solidité du bâtiment, qui ne présente pas de risque d’effondrement
La famille indique avoir déposé un recours en annulation du décret de démolition auprès de la justice administrative, soulignant que ce recours suspend de manière automatique toute décision d’exécution, comme le stipule l’article 12 de la loi 94-12 relative aux constructions menaçant ruine
Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur et à l’opinion publique, la famille El Manouzi affirme ne pas s’opposer au projet du “Grand boulevard royal”, mais appelle à une solution juste, légale et respectueuse de la dignité des citoyens, surtout en l’absence de décision judiciaire définitive
Cette affaire soulève une fois de plus la question de la préservation du patrimoine urbain et des droits fondamentaux face aux opérations de rénovation urbaine menées sous contrainte











