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Une trentaine de pays s’unissent face à l’impunité
Alors que la bande de Gaza vit l’une des pires tragédies humanitaires de notre époque, plus de trente pays, réunis à l’initiative du Groupe de La Haye, se sont retrouvés ce 15 juillet à Bogota pour un sommet d’urgence inédit. Objectif : aller au-delà des condamnations verbales et adopter des mesures concrètes contre Israël, accusé de génocide dans l’enclave palestinienne depuis octobre 2023
Un tournant pour la justice internationale
Ce rassemblement international, co-organisé par la Colombie et l’Afrique du Sud, marque une rupture avec l’inaction des puissances occidentales. Inspirés de la lutte contre l’apartheid sud-africain, les membres du Groupe de La Haye parmi lesquels la Malaisie, Cuba, la Namibie, le Sénégal ou encore la Bolivie souhaitent appliquer le droit international existant en stoppant l’impunité israélienne
De l’indignation à l’action
Alors que les négociations indirectes entre Israël et le Hamas stagnent et que le bilan humain à Gaza dépasse les 58 000 morts, majoritairement des femmes et des enfants, les États participants appellent à
- Empêcher la fourniture d’armes à Israël
- Soutenir les mandats d’arrêt de la CPI contre Netanyahu et Gallant
- Appliquer la résolution onusienne exigeant la fin de l’occupation
- Coordonner diplomatie, justice et sanctions
Si la Palestine meurt, l’humanité meurt , a affirmé le président colombien Gustavo Petro, en dénonçant un monde où la force prime sur le droit
Une coalition Sud-Sud… et au-delà
Si le Groupe de La Haye émerge du « Sud global », le sommet de Bogota dépasse ce cadre. Plusieurs pays européens comme l’Irlande, la Slovénie, l’Espagne ou la Norvège, ainsi que des États arabes comme le Qatar, Oman ou l’Irak, y participent également. La France, bien que conviée, n’a pas répondu à l’invitation. La rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, ainsi que le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, figurent parmi les intervenants clés
Un moment décisif pour l’ordre international
Alors que la conférence de paix co-présidée par la France et l’Arabie saoudite a été repoussée sans date, Bogota incarne aujourd’hui un dernier rempart pour la justice multilatérale. Les participants entendent rompre avec la passivité diplomatique et rappeler que le droit international, s’il n’est pas appliqué, perd tout sens











